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Moyen Orient et Monde - Processus De Paix

Netanyahu ferme sur la sécurité en recevant Kerry

Le secrétaire d’État américain rencontre Abbas aujourd’hui.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré hier soir à Jérusalem le secrétaire d’État américain John Kerry, qui tente toujours de relancer les négociations israélo-palestiniennes.
M. Netanyahu avait auparavant réaffirmé l’importance de la sécurité d’Israël, tout en étant prêt, selon son entourage, à évacuer des colonies en Cisjordanie. « La paix n’est pas fondée sur les bonnes intentions ni sur la légitimité de l’existence d’Israël comme le pensent certains. Elle est fondée intrinsèquement sur notre capacité à nous défendre », a plaidé M. Netanyahu. « Sans la sécurité, sans l’armée (...) nous ne pourrons pas défendre la paix. (...) La sécurité est une condition fondamentale pour parvenir à la paix et la maintenir », a-t-il insisté.
Le Premier ministre israélien recevait, lors d’un « dîner de travail » dans un grand hôtel de Jérusalem-Ouest, M. Kerry qui effectue sa cinquième navette dans la région depuis sa prise de fonctions en février, pour tenter de ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, désertée depuis bientôt trois ans. Les deux hommes pourraient se revoir cet après-midi à Jérusalem après que le chef de la diplomatie américaine se fut entretenu avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Amman. M. Kerry a eu des consultations hier avec le roi de Jordanie Abdallah II sur le processus de paix, mais aussi la crise syrienne.
La nécessité d’assurer la sécurité d’Israël dans le cadre d’un accord de paix, leitmotiv de M. Netanyahu, a cependant été contrebalancée par des déclarations de son entourage sur son ouverture à des concessions pour y parvenir. « Le Premier ministre Netanyahu sait qu’il faudra faire une évacuation douloureuse des implantations qui ne se trouvent pas à proximité des gros blocs d’implantations, qu’il faudra faire des échanges de territoires », a ainsi déclaré le ministre des Sciences et Technologies Yaacov Peri, du parti centriste Yesh Atid. Sur le même registre, un autre membre de « premier plan » du gouvernement, cité sous le couvert de l’anonymat à la une du quotidien Haaretz, est aussi monté au créneau pour assurer que M. Netanyahu comprenait que « pour un accord de paix, il serait nécessaire de se retirer de 90 % de la Cisjordanie et d’évacuer davantage que quelques implantations ».
Les médias israéliens, à l’unisson, ont multiplié ces derniers jours les fuites de ce genre, à rebours de l’opinion d’une bonne partie des ministres, favorables à la colonisation et hostiles à la création d’un État palestinien, même aux conditions restrictives énoncées par M. Netanyahu.
Le président Shimon Peres a dit de son côté espérer une relance des négociations, mettant en garde contre un abandon de la solution à deux États qui mettrait « en danger le caractère juif et démocratique de l’État d’Israël ».
Côté palestinien, un dirigeant de l’OLP a appelé les États-Unis à faire davantage pression sur Israël pour arrêter la colonisation, estimant que « la partialité américaine devait cesser ». « Cela fait 20 ans que les Américains parrainent ce processus, regardez les résultats », a lancé Tayssir Khaled, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), sur la radio officielle Voix de la Palestine.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a fustigé hier « l’impunité israélienne » au lendemain de l’annonce de la construction de 69 logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est occupée et annexée, à laquelle les États-Unis ont réagi avec la plus grande discrétion.

(Source : AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré hier soir à Jérusalem le secrétaire d’État américain John Kerry, qui tente toujours de relancer les négociations israélo-palestiniennes.M. Netanyahu avait auparavant réaffirmé l’importance de la sécurité d’Israël, tout en étant prêt, selon son entourage, à évacuer des colonies en Cisjordanie. « La paix n’est pas fondée sur les bonnes intentions ni sur la légitimité de l’existence d’Israël comme le pensent certains. Elle est fondée intrinsèquement sur notre capacité à nous défendre », a plaidé M. Netanyahu. « Sans la sécurité, sans l’armée (...) nous ne pourrons pas défendre la paix. (...) La sécurité est une condition fondamentale pour parvenir à la paix et la maintenir », a-t-il insisté.Le Premier ministre israélien...
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