Le président du RDCL, Fouad Zmokhol, en compagnie du gouverneur de la BDL, Riad Salamé.
« Votre plus grande victoire au cours de ces deux décennies d’après-guerre est d’avoir réussi à rester entièrement indépendant de toutes les tensions politiques qui enveniment le monde des affaires », a affirmé le président du RDCL, Fouad Zmokhol. Il a par ailleurs salué les efforts de M. Salamé qui ont permis d’ « assurer une stabilité monétaire continue, de faire face à toutes sortes de crises internes et externes et de maintenir un soutien inconditionnel au secteur privé ». M. Zmokhol a demandé au gouverneur de la BDL de poursuivre sa politique de prêts subventionnés « qui permet aux secteurs productifs de persévérer dans un environnement instable ». « Cette politique génère plus de 1,5 milliard de dollars d’investissements par an et favorise la création d’emplois », a souligné M. Zmokhol. Il a également plaidé en faveur du maintien de la politique monétaire d’injection de fonds, « pour assurer un pouvoir d’achat et une demande à l’ombre de la crise économique que nous traversons ».
Enfin, le président du RDCL a appelé le gouverneur de la BDL à venir en aide aux entreprises, en « rééchelonnant leurs crédits et en restructurant leurs dettes », ainsi qu’en œuvrant à la mise en place d’une loi sur le partenariat public-privé (PPP).
De son côté, M. Salamé a reconnu que le pays passait par une phase difficile, « à cause des troubles politiques, du vide gouvernemental, du report des élections législatives, de l’afflux des réfugiés syriens et des demandes sociales grandissantes et justifiées ». « Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour maintenir le pays à l’abri des crises financières mondiales, alors même que des pays puissants étaient en train de s’effondrer », a affirmé le gouverneur de la BDL. Il s’est par ailleurs montré rassurant sur la « bonne santé » de la Banque centrale qui possède aujourd’hui 37 milliards de dollars en devises et une croissance de 7 % des dépôts. M. Salamé a également assuré que le secteur bancaire se montrerait plus flexible en accordant les prêts. « La livre libanaise reste stable et forte et la BDL va continuer à prendre toutes les mesures nécessaires pour maintenir la confiance dans le secteur bancaire libanais », a conclu M. Salamé.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine