Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Afrique Du Sud

« La lutte finale » de Mandela

Des anonymes se pressaient hier devant un mémorial improvisé sur le mur du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria. Siphiwe Sibeko/Reuters

Résignée, l’Afrique du Sud s’attendait à apprendre sous peu le décès de son ancien président Nelson Mandela, hospitalisé à près de 95 ans dans un état critique, priant désormais pour qu’il ait « une fin paisible et parfaite ». Devant le congrès d’un syndicat, le président Jacob Zuma a répété que l’état de santé du héros de la lutte contre l’apartheid était toujours critique. « Alors qu’il reste dans un état critique à l’hôpital, nous devons les garder dans nos pensées, lui et sa famille, et prier à chaque minute », a-t-il déclaré.
Des médias locaux ont indiqué, sans citer de sources, que le Prix Nobel de la paix 1993 ne pouvait plus respirer sans assistance, une information que le porte-parole de la présidence Mac Maharaj a qualifiée de « rumeur ». Le quotidien populaire Daily Sun titrait : « La lutte finale ». En Afrique du Sud, la « lutte » désigne traditionnellement le combat contre le régime ségrégationniste de l’apartheid dont Mandela fut le plus illustre pourfendeur.
Devant une armée de journalistes venus du monde entier, de nombreux anonymes se pressaient hier devant un mémorial improvisé sur le mur du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria où a été admis celui que la plupart des Sud-Africains appellent Madiba. La rue de l’hôpital a été interdite à la circulation, et la présence policière a été légèrement renforcée par rapport aux derniers jours. « C’est triste, mais il n’y a rien que l’on puisse faire, à part souhaiter qu’il puisse être en paix », confie, les yeux déjà brillants de larmes, Franz, un père de famille venu en voisin avec son fils. « Que Ta bénédiction repose sur Madiba maintenant et à jamais. Donne-lui, nous Te prions, une nuit calme, et une fin bonne et parfaite », a prié le révérend Thabo Makgoba, archevêque du Cap, venu soutenir la famille dans l’épreuve.
Les visites se sont multipliées à l’hôpital ces deux derniers jours. D’abord réservées à la famille, elles ont été élargies à des proches, des ministres, notamment la titulaire de la Défense, chargée de la santé des anciens chefs d’État.
Des aînés du clan royal des Thembus, auquel appartient Nelson Mandela, devaient aussi se rendre à son chevet, selon le quotidien The Times. « Ils veulent rendre visite à Tata (père, une formule de respect) lui-même et voir ce qu’il convient de faire », a indiqué au journal un chef traditionnel, ajoutant que la délégation devrait discuter de « questions délicates ». Les Thembus sont une branche des Xhosas, peuple originaire de l’actuelle province du Cap oriental dont est originaire l’ancien président. Cette visite a été décidée lors d’une réunion familiale mardi à Qunu, le village où Mandela dit avoir passé les plus belles années de son enfance et où il a souhaité être inhumé.
Une bonne partie de la famille veut, selon la presse, voir réenterrer à Qunu les dépouilles des trois enfants de Nelson Mandela. En 2011, Mandla, petit-fils de l’icône de la lutte antiapartheid et désormais chef du clan, les avait fait transférer sans concertation à Mvezo, le village natal de Mandela situé à environ 30 kilomètres de là. Furieux, Mandla a claqué la porte à la réunion de mardi, selon le quotidien The Sowetan. Aucun membre de la famille n’a voulu faire de commentaire.
Par ailleurs, une pelle mécanique a été livrée à Qunu où des jardiniers s’affairaient sur une colline proche de la résidence de Nelson Mandela sur ce qui pourrait être le site de sa tombe, selon la presse sud-africaine.
(Source : AFP)
Résignée, l’Afrique du Sud s’attendait à apprendre sous peu le décès de son ancien président Nelson Mandela, hospitalisé à près de 95 ans dans un état critique, priant désormais pour qu’il ait « une fin paisible et parfaite ». Devant le congrès d’un syndicat, le président Jacob Zuma a répété que l’état de santé du héros de la lutte contre l’apartheid était toujours critique. « Alors qu’il reste dans un état critique à l’hôpital, nous devons les garder dans nos pensées, lui et sa famille, et prier à chaque minute », a-t-il déclaré.Des médias locaux ont indiqué, sans citer de sources, que le Prix Nobel de la paix 1993 ne pouvait plus respirer sans assistance, une information que le porte-parole de la présidence Mac Maharaj a qualifiée de « rumeur ». Le quotidien populaire Daily Sun...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut