Lancement du premier rapport pour l’observation économique au Liban hier en présence du ministre sortant de l’Économie et du Commerce.
« Les tensions politiques internes et l’aggravation de la crise en Syrie ont eu des conséquences dramatiques sur le blocage du développement économique », a affirmé M. Nasnas au cours de son intervention. « Cela, combiné à l’absence de l’État dans la prise en charge des secteurs productifs et l’afflux des réfugiés syriens, a également freiné le tourisme et les investisseurs », a-t-il ajouté. Le président du CES a appelé la communauté internationale à venir en aide au Liban « pour l’aider à surmonter tous ces défis ».
Le directeur de la BM a de son côté assuré les participants du soutien permanent de son institution « au redressement de l’économie libanaise. » « L’année 2012 a connu de nombreux défis et la croissance s’en est trouvée fortement affectée, a souligné M. Belhaj, avec un taux d’environ 1 % et une contraction des dépenses des ménages. » Selon lui, les perspectives pour 2013 ne sont pas très rassurantes non plus, surtout si la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Parmi d’autres indicateurs représentatifs de l’année 2012, M. Belhaj a évoqué le déficit budgétaire qui a atteint 4,1 % du PIB, dû à la baisse des recettes de l’État ainsi qu’à la hausse des dépenses budgétaires. « L’inflation a également augmenté, avec une croissance de 3,2 % fin 2012 », a indiqué le directeur de la BM. Il a, comme M. Nasnas, tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques et sociales de l’afflux des réfugiés syriens au Liban. « Le pays arrive à saturation et n’est pas en mesure d’absorber toute cette masse, a-t-il ajouté. Il devient ainsi urgent et impératif de mettre en place de véritables politiques globales, capables de répondre à tous ces nouveaux défis. »

