Le président américain Barack Obama a évoqué pour la première fois avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan les manifestations antigouvernementales qui durent depuis près d’un mois en Turquie, a rapporté hier la Maison-Blanche. Lundi, lors d’un entretien téléphonique, « les deux dirigeants ont parlé de l’importance de la non-violence, des droits d’expression et de réunion, ainsi que de la liberté de la presse », précise-t-elle dans un communiqué. Washington a exprimé son inquiétude à plusieurs reprises face à la répression de la contestation, mais le président des États-Unis et le chef du gouvernement turc n’avaient pas encore abordé le sujet directement. Hier soir, plus de 2 000 personnes se sont réunies en lisière de la place Taksim à Istanbul pour dénoncer la décision de la justice de laisser en liberté un policier accusé d’avoir tué un manifestant. « Nous demanderons des comptes aux assassins », « Pour Ethem, pour la justice », « Contre le fascisme, épaule contre épaule », ont scandé pendant plus d’une heure les manifestants, dont plusieurs centaines étaient assis face à un cordon de dizaines de policiers en tenue antiémeute qui leur barrait l’accès au centre de la place. Par ailleurs, le chef emprisonné des rebelles kurdes de Turquie, Abdullah Öcalan, a annoncé le début d’une seconde étape dans le processus de paix engagé avec les autorités d’Ankara après la fin prochaine du retrait de ses combattants du territoire turc. Selon les médias turcs, le retrait des rebelles touche à sa fin. La seconde étape devrait permettre au gouvernement islamo-conservateur de faire les réformes nécessaires pour accroître les droits de la communauté kurde de Turquie, estimée à environ 12 à 15 millions sur 76 millions d’habitants.
Le président américain Barack Obama a évoqué pour la première fois avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan les manifestations antigouvernementales qui durent depuis près d’un mois en Turquie, a rapporté hier la Maison-Blanche. Lundi, lors d’un entretien téléphonique, « les deux dirigeants ont parlé de l’importance de la non-violence, des droits d’expression et de réunion, ainsi que de la liberté de la presse », précise-t-elle dans un communiqué. Washington a exprimé son inquiétude à plusieurs reprises face à la répression de la contestation, mais le président des États-Unis et le chef du gouvernement turc n’avaient pas encore abordé le sujet directement. Hier soir, plus de 2 000 personnes se sont réunies en lisière de la place Taksim à Istanbul pour dénoncer la décision de la justice...
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