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Liban

Ils ont dit :

- Farid Makari, vice-président de la Chambre : « Il ne faut pas hésiter à régler radicalement le problème à Saïda et à mettre un terme à cette anomalie qu’a constituée cheikh Ahmad el-Assir et son groupe. Mais il faut dans le même temps que l’armée mette un terme à toutes les provocations et aux expressions de discorde dans la ville, y compris la présence armée du Hezbollah qui a failli transformer la bataille de l’armée contre ses agresseurs en catastrophe confessionnelle. L’affaire ne doit pas se terminer par des compromis. L’armée a eu des martyrs et il est hors de question qu’elle négocie avec les tueurs. Les Libanais veulent qu’elle achève ce qu’elle a commencé. »

- Boutros Harb : « J’appelle le président de la République et les ministres de l’Intérieur et de la Défense à assumer leurs responsabilités en matière de sécurité dans le pays et à prendre la décision de frapper d’une main de fer les fauteurs de troubles, fermer les fenêtres de la discorde, arrêter ceux qui portent atteinte à la sécurité nationale en agressant l’armée libanaise et mettre un terme à la rébellion armée à Saïda et ailleurs. Mais il faut savoir, dans le même temps, que ce qui s’est passé à Saïda est le résultat naturel du laxisme dont a fait preuve le gouvernement sortant à l’égard de la prolifération des armes dans tout le pays. »

- Ibrahim Kanaan, député du Metn et secrétaire du bloc du Changement et de la Réforme : « Le gouvernement sortant devrait se réunir dans l’immédiat et donner prioritairement les instructions nécessaires pour libérer tous les engagements matériels et autres au bénéfice de l’armée et prendre des mesures claires en vue de l’arrestation d’Ahmad el-Assir et sa bande, sans aucune forme de compromis. »

- Samy Gemayel, député du Metn et coordinateur du comité central Kataëb : « Nous sommes avec l’armée sans conditions. J’appelle le président de la République et le commandant en chef de l’armée à frapper d’une main de fer sans hésiter. Nous avons trop tardé à donner le feu vert à l’armée. Elle paie le prix de la sécurité à l’amiable. »

- Mohammad Kabbara, député de Tripoli et membre du bloc du Futur : « Nous nous rangeons aux côtés de l’armée libanaise. Cette dernière doit imposer son contrôle sur tous les îlots d’insécurité et faire face à toutes armes hors de contrôle dans tout le Liban. Nous demandons aux Tripolitains de réagir aux événements de Saïda avec sagesse et pondération, surtout qu’il existe une tentative du Hezbollah et du régime syrien de transposer la bataille dans notre ville. »

- Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya : « L’agression contre l’armée est inacceptable. Cela est un principe fondamental. La Jamaa condamne toute attaque contre l’armée, quelle que soit sa provenance, et considère que les martyrs de l’armée sont les martyrs de la patrie. Elle réclame l’arrestation et le jugement de ceux qui ont ouvert le feu sur les soldats. L’armée doit frapper, non seulement à Abra, mais aussi partout où il y a des armes (non légales), notamment aux mains de ce qu’on appelle les brigades de la résistance. »

- Antoine Andraos, vice-président du courant du Futur : « Ce qu’accomplit cheikh Assir aujourd’hui ne sert pas la cause du Liban, mais va dans le sens de ce que veut le Hezbollah. L’armée libanaise doit parachever sa mission militaire. Et pour renforcer sa position, l’armée doit donner au peuple libanais un signal de justice dans le recours à la force militaire dont elle dispose. Cela doit toucher toutes les milices présentes sur le sol libanais, à commencer par le Hezbollah pour finir par Assir. »

- Le comité central du parti Tachnag : « Nous appelons au soutien à l’armée nationale dans ses positions et dans son action pour sauver le pays de la discorde qu’on cherche à semer entre ses fils. Cette situation, si elle se poursuit, menace l’avenir du pays. Nous nous rangeons aux côtés de l’armée nationale pour imposer le rétablissement de la sécurité, de la stabilité et du règne de la loi. »

- Michel Moawad, chef du Mouvement pour l’indépendance, qui a appelé au téléphone le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi pour lui exprimer ses condoléances : « Je condamne avec force l’agression criminelle contre l’armée libanaise et me range à ses côtés ainsi qu’aux côtés de la légalité et de l’État. Ce qui se passe à Saïda montre que toute tolérance à l’égard de la prolifération des armes non légales, quelles que soient leurs couleurs confessionnelles et politiques, est en fin de compte un danger pour l’armée, l’État, la stabilité, mais aussi l’entité libanaise. »
- Farid Makari, vice-président de la Chambre : « Il ne faut pas hésiter à régler radicalement le problème à Saïda et à mettre un terme à cette anomalie qu’a constituée cheikh Ahmad el-Assir et son groupe. Mais il faut dans le même temps que l’armée mette un terme à toutes les provocations et aux expressions de discorde dans la ville, y compris la présence armée du Hezbollah qui a failli transformer la bataille de l’armée contre ses agresseurs en catastrophe confessionnelle. L’affaire ne doit pas se terminer par des compromis. L’armée a eu des martyrs et il est hors de question qu’elle négocie avec les tueurs. Les Libanais veulent qu’elle achève ce qu’elle a commencé. »- Boutros Harb : « J’appelle le président de la République et les ministres de l’Intérieur et de la Défense à assumer...
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