Lundi, l'aviation militaire a bombardé d'autres secteurs à Damas et sa banlieue où sont retranchés des rebelles, les forces gouvernementales intensifiant ces derniers jours leurs attaques pour les en déloger.
"Au moins dix soldats ont été tués et 10 blessés par l'attentat à la voiture piégée" qui a explosé devant un barrage de l'armée près de l'aéroport militaire de Mazzé, a dit à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), sans donner de précision sur les assaillants.
L'explosion a été "énorme et a été entendue dans plusieurs quartiers de la ville", a-t-il ajouté. "Elle a été suivie de petites explosions, provenant de roquettes de fabrication locale tirées par des rebelles en direction du lieu de l'attentat".
L'aéroport de Mazzé "est aussi important que l'aéroport international de Damas", selon M. Abdel Rahmane. Il "est utilisé par (le président) Bachar al-Assad lui-même dans ses déplacements, ainsi que par les dignitaires du régime et les hauts officiers".
L'aéroport est protégé par la redoutable quatrième division de l'armée, en charge de la protection de Damas et de ses environs et dirigée par le frère du président, Maher al-Assad.
Une série d'attentats a secoué ces derniers mois Damas notamment depuis la militarisation de la révolte en Syrie, la plupart ayant visé des postes de sécurité ou militaires ou encore des bâtiments gouvernementaux. L'un d'eux avait visé fin avril le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi, qui en était sorti indemne.
Lundi matin, les forces du régime ont mené "des raids aériens contre un complexe industriel à Qadam", dans le sud de Damas, a indiqué en outre l'OSDH, ajoutant que des "nuages de fumées se sont élevés dans le ciel".
Le régime a pilonné également des poches rebelles dans les localités de Babila et Aqraba au sud de Damas, parallèlement à des combats dans la ville de Mouadamiyat al-Cham.
Les pilonnages ont visé également la région de Daraya, au sud est de Damas, que les forces régulières tentent de prendre depuis plusieurs mois, selon l'ONG.
Dimanche les violences dans le pays ont fait 112 morts, dont 27 civils, 39 rebelles et 46 soldats, selon un bilan de l'OSDH.


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