Elle devait être singulière et féroce l’adrénaline de l’officier en charge du bureau de presse de l’armée lorsqu’il a rédigé ce communiqué zéro prévenant le commandement syrien que la troupe libanaise ripostera à toute nouvelle violation de la souveraineté territoriale du Liban. Elle devait être singulière et pachydermique l’adrénaline du premier des soldats, Jean Kahwagi (l’élection présidentielle est prévue pour dans un an et au Liban, un commandant en chef de l’armée, c’est malheureux mais c’est ainsi, rêve jour et nuit de troquer ses galons de général pour une bête, une banale cravate Ermenegildo Zegna...), lorsqu’il a relu ce communiqué zéro avant qu’il ne soit envoyé aux médias, estomaqués et encore un peu goguenards, du monde entier. Elle devait être contrôlée, genre tsunami contrôlé, l’adrénaline du chef de l’État, Michel Sleiman, lorsqu’il a demandé à son poulain, le même général Kahwagi, d’initier immédiatement après le bombardement du centre de Ersal, plus précisément là où se trouve le siège de la municipalité de cette ville éminemment résistante, l’opération communiqué zéro...
Il est flamboyant, ce communiqué zéro. Il est fondateur. Il donnerait presque envie d’oublier tous les manquements, tous les atermoiements de l’armée libanaise, certes involontaires, certes dus aux exactions immondes de la milice du Hezbollah. Il induirait presque un sentiment d’immense fierté et de confiance infinie en cette institution militaire infantilisée depuis des décennies par Hassan Nasrallah et ses bataillons, réduite le plus souvent à ces rôles tellement ingrats soit de spectatrice, soit de mère fouettarde qui ne sévit que dans les régions non contrôlées par le Hezb. Ce communiqué zéro, dans son esprit, est un tour de force somptueux qui ne peut être que salué. Immensément. Et très bas.
Sauf que...
Sauf que, comme l’on attend de Michel Sleiman qu’il aille jusqu’au bout de ses convictions et de ses courages, qu’il transcende ses appréhensions (il ne veut pas, dit-on, rééditer l’expérience Sleimane Frangié avec Édouard Ghorra...), qu’il occulte férocement les bouffonneries du ministre sortant des Affaires étrangères et qu’il demande personnellement et directement à Nawaf Salam ou à Caroline Ziadé de porter plainte à l’ONU et au Conseil de sécurité contre la Syrie d’Assad, aussi simplement et rapidement que Beyrouth le fait contre Israël, eh bien l’on attend tout autant de Jean Kahwagi (c’est-à-dire de Michel Sleiman et/ou de Nagib Mikati et de Tammam Salam réunis...) qu’il évite que ce pays ne soit ridiculisé une nouvelle fois, qu’il applique mot pour mot la teneur du communiqué zéro et que la troupe riposte en cas de nouvelle attaque assadiste contre le territoire libanais.
Ce communiqué zéro est absolument capable de recrédibiliser le Liban. Hafez el-Assad en ferait un triple salto arrière dans sa tombe.
Petit hic : si/lorsque l’État libanais (ou ce qu’il en reste) réplique à l’inéluctable prochaine attaque des forces loyalistes syriennes, ce ne sera pas uniquement contre le régime d’Assad qu’il le fera. Mais contre le Hezbollah. Surtout. Quelle ironie. L’armée syrienne est un supplétif du Hezb : Paris a vu juste.
Même si les chances d’une riposte restent pour cent et une raisons minimes, ce serait historique. Et juste, simplement, pleinement, furieusement jouissif. En espérant un jour réussir à faire la même chose avec Israël. À dynamiter cette malédiction millénaire des dieux qui se sont follement amusés, au commencement, avec la géographie du Liban.
Jouissif. En ces temps de misères polymorphes, ce ne serait pas du luxe.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
DES BONS "rapports" Liban/sœur-syrie ! Pour respecter cette hygiénique recommandation, le "ministré" à l'étranger d'Ici, fait preuve d’une extrême susceptibilité à la moindre critique de ces "rapports!". Et les Orangés et fakîhàRienisés répètent après lui, subrepticement, que les bääSSyriens "frérots" réfléchissent peu en fonction de leurs intérêts mais plus en fonction de leurs opinions ! Il n’en reste pas moins que, pour retrouver une chance de sauvegarder sa place, l’aSSadiot bääSSdiot signalé encore présent ou évanescent kifkif en place, tente un quitte ou double ; reprenant peu ou prou ses poussives funestes diatribes rectificatives ; en réinfiltrant ses manigances, essayant d’user chacune des opportunités pour engluer les Sains Syro-libanais dans des compromis de nature à les affadir voire les démantibuler aux yeux de leurs partisans Armés les plus motivés ! Mais les Vénérables Grand-Liban et Sainte Syrie ayant repris leurs esprits, lui asséneront le coup décisif non l’engourdissement à ce "chébél" lionceau ; une espèce "d’intellectuel" déprécié comme ses moqueurs le surnomment ; manquant d’audace, de bravoure et de ténacité. Alors que la Saine "raclée" Syro-libanaise l’a politiquement dévergondé, il se croit direct acculé à faire ses preuves se prenant pour Grand Tamerlan ;Taymûr en indigène linguistique ; lui cette Fade copie dévergondée du Grand Petit Poucet qui part d’office battu d’avance.
16 h 10, le 15 juin 2013