Le ministre démissionnaire des Affaires sociales, Waël Bou Faour, a répondu hier au chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun, qui avait tiré mardi à boulets rouges sur les autorités, leur reprochant l’accueil de réfugiés syriens de Qousseir au Liban, durant sa conférence de presse hebdomadaire. M. Bou Faour a indiqué que « c’est lui qui a l’honneur d’assumer la responsabilité morale et humaine de cet accueil », appelant toutes les parties à « prendre conscience de l’importance d’assumer cette responsabilité vis-à-vis du peuple syrien qui est victime d’un massacre commis par le régime syrien ainsi que d’autres pays et d’autres parties ». « L’État libanais n’assume pas les coûts des soins accordés à ces réfugiés », a précisé le ministre démissionnaire, en réponse à des questions posées à ce niveau par le général Aoun. « Nous souhaitons que ce problème des réfugiés soit abordé dans une logique de responsabilité nationale, et pas dans une logique de joute médiatique pour marquer des points », a-t-il noté.
Wahhab chez Kassem : La victoire de Qousseir a protégé le Liban
L’ancien ministre Wi’am Wahhab, qui a été reçu hier par le vice-secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a estimé que le Liban est actuellement dans « une longue phase d’attentisme en attendant de savoir ce qui se produira en Syrie où s’affrontent les deux projets ». « Nous n’hésiterons pas à soutenir le projet de la Syrie résistante et nous ne permettrons pas à la Syrie de la résistance de tomber dans les mains de l’autre camp », a indiqué M. Wahhab, selon qui « la bataille de Qousseir a protégé le Liban de toutes les répercussions à l’avenir ». « Cette bataille n’a pas entraîné le Liban dans la crise syrienne comme le prétendent certains, mais a tranché la question de la protection du Liban. Ce dernier est désormais dans une large mesure à l’abri des répercussions de la crise (...) », a souligné l’ancien ministre, qui a dénoncé « l’exploitation » de l’assassinat du jeune responsable de la section estudiantine de l’Option libanaise, Hachem Salman, devant l’ambassade iranienne, en minimisant l’affaire.
Passation des pouvoirs au « Rassemblement orthodoxe »
Les membres du « Rassemblement orthodoxe » ont élu hier trois nouveaux secrétaires généraux, qui se succéderont l’un après l’autre pour un mandat d’un an chacun. Depuis hier, c’est Michel Tuéni qui préside cette institution et il cédera cette fonction l’an prochain à Moussa Freïji, lequel remettra ensuite le flambeau à Raja Bedran. La passation des pouvoirs entre Nicolas Saba et Michel Tuéni a eu lieu à l’hôtel Phoenicia en présence de nombreuses personnalités orthodoxes, notamment des évêques, ainsi qu’en présence des ambassadeurs de Russie et de Roumanie, d’Ukraine et de Bulgarie. La rencontre a débuté par une prière pour la libération des deux évêques enlevés en Syrie. Michel Tuéni a précisé qu’il compte « dynamiser la communauté dont les droits ont longtemps été bafoués », ajoutant qu’il « respectera les principes de cette communauté attachée à l’ouverture, au dialogue et aux choix nationaux ». De son côté, Élie Ferzli a affirmé que le projet dit « orthodoxe » « restera dans les esprits et désormais dans toute loi future sous la forme de la véritable parité ».
Signalons par ailleurs que M. Ferzli a été reçu hier à Rabieh par le chef du Courant patriotique libre, le député Michel Aoun.


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