Le secrétaire d'Etat américain John Kerry reçoit mercredi à Washington son homologue britannique William Hague pour parler de la Syrie, au moment où les Etats-Unis peinent à organiser la conférence internationale de paix dite Genève-2.
Les entretiens doivent se tenir au département d'Etat et les ministres devraient s'exprimer devant la presse dans l'après-midi, a indiqué mardi la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki.
Cette rencontre entre ces deux pays alliés intervient alors que le président Barack Obama a demandé cette semaine à son "équipe de sécurité nationale" à la Maison Blanche "d'examiner toutes les options possibles qui nous permettraient de remplir nos objectifs pour aider l'opposition", c'est à dire d'envisager d'armer la rébellion, a rappelé Mme Psaki.
M. Kerry a reporté une tournée en Israël et dans les Territoires palestiniens, invoquant ces réunions sur l'éventuel armement d'opposants syriens. Les Etats-Unis s'en tiennent pour l'instant à une aide conséquente -- mais non létale -- de 250 millions de dollars.
Et Washington a le plus grand mal à mettre sur pied sa conférence sur la Syrie, baptisée Genève-2, initiée avec Moscou et l'ONU et devant réunir à une même table des représentants de Damas et de l'opposition.
"Nous n'allons pas faire de conférence simplement pour faire une conférence", a prévenu Mme Psaki, disant "toujours viser juillet" pour ce rendez-vous international.
"Nous allons organiser la conférence pour progresser vers une transition politique", a insisté la porte-parole, reconnaissant que la rébellion était en position de faiblesse face à l'armée syrienne.
"L'affaiblissement durable et profond d'une des parties ne favorise pas la tenue de Genève-2", avait estimé mardi son homologue du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.
"On est à un tournant de la guerre en Syrie", avait-il ajouté.
Paris et Londres veulent livrer des armes aux rebelles syriens et ont poussé l'Union européenne à lever son embargo.
Le ministre Hague avait jugé dimanche sur la BBC difficile d'organiser Genève-2 au moment où le régime syrien "gagne du terrain" sur le front contre les insurgés.
Cette rencontre entre ces deux pays alliés intervient alors que le président Barack Obama a demandé cette semaine à son "équipe de sécurité nationale" à la Maison Blanche "d'examiner toutes les options possibles qui nous permettraient de remplir nos objectifs pour aider l'opposition", c'est à dire d'envisager d'armer la rébellion, a rappelé Mme Psaki.
M. Kerry a reporté une tournée...


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