Le déficit des comptes courants devrait atteindre 16 % l’an prochain, le plus significatif des pays émergents, selon Citigroup.
En comparaison, la croissance de la région MENA a été estimée à 4,7 %, contre 4,9 % pour les économies émergentes et 2,6 % pour l’économie mondiale dans sa globalité.
Selon la banque, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, le Liban s’est retrouvé classé la 11e économie la plus « lente » parmi 52 pays émergents, ex-aequo avec Singapour mais devant la Roumanie (1,6 %), la Pologne (1,3 %), l’Égypte, le Venezuela et la Bulgarie (1 % chacun), la Slovaquie (0,8 %), la Hongrie (0,2 %), la Croatie (0 %). L’Ukraine et la République tchèque étaient, pour leur part, toutes deux dans le rouge, avec -0,3 % et -0,8 % respectivement.
Néanmoins, la banque s’est montrée plus optimiste pour le Liban en 2014, projetant un taux de croissance de l’ordre de 4,5 % (contre 5,7 % dans la région MENA, 5,3 % pour les pays émergents et 3,2 % pour l’économie mondiale).
De plus, Citigroup a projeté un taux annuel moyen d’inflation de 5 % pour le Liban, toujours en 2013, ce qui en ferait le 11e plus élevé de la région MENA, qui devrait elle-même atteindre les 5,7 %. En comparaison, le taux moyen d’inflation pour les économies émergentes devrait être de 4,8 %. Le taux d’inflation du Liban devrait se maintenir à 5 % en 2014, a précisé le rapport, contre 6,2 % pour la région MENA et 4,7 % pour les pays émergents.
En parallèle, la banque a estimé que le déficit des comptes courants devrait atteindre 15,9 % du PIB contre 14,8 % l’an dernier – comparé à 6 % du PIB pour la région MENA et 1,1 % du PIB pour les économies émergentes. Le Liban se retrouverait alors avec le deuxième plus grand déficit parmi les 52 pays émergents, juste avant la Mongolie (22,6 % du PIB). Le déficit des comptes courants devrait atteindre 16 % l’an prochain, le plus significatif des pays émergents, a indiqué le rapport.
Sur le plan du déficit budgétaire, Citigroup a pronostiqué que celui du Liban atteindrait les 10,2 % du PIB en 2013 contre un taux de 8,8 % du PIB l’an dernier – 1,8 % pour la région MENA et 2,4 % pour les pays émergents – ce qui en ferait le second plus conséquent parmi les 52 économies émergentes après l’Égypte (12,7 %).
Pour l’année prochaine, la banque a indiqué s’attendre à ce que le déficit budgétaire du Liban atteigne 10,5 % du PIB, contre 3,6 % pour la région MENA et 2,6 % du PIB pour les pays émergents.


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