"Genève 2 c'est à mon avis la conférence de la dernière chance. Je souhaite qu'elle ait lieu, je pense qu'elle pourra avoir lieu en juillet", a déclaré M. Fabius au Grand rendez-vous sur Europe 1/I-télé/Le Parisien, estimant "trop court" le délai pour qu'elle puisse être organisée en juin.
"Il faut que l'opposition désigne ses représentants, ça va prendre un peu de temps, il faut qu'on se mette d'accord sur l'ordre du jour", a-t-il souligné. "On travaille pour qu'elle ait lieu", a-t-il assuré, mais "il faut que ce soit préparé".
La conférence dite de Genève 2, initiée par Washington et Moscou pour ouvrir des négociations entre régime et opposition et parvenir à une solution politique, était initialement annoncée pour le mois de juin.
Toutefois, l'opposition syrienne ne s'est pas encore clairement exprimée sur sa participation et n'a pas établi sa liste de négociateurs.
Le régime de Bachar el-Assad a pour sa part donné son accord de principe mais le président syrien a réitéré sa volonté de rester au pouvoir jusqu'aux élections prévues en 2014, voire de se représenter à la présidentielle.
M. Fabius a également réitéré les réticences françaises à la présence de l'Iran à la conférence de Genève, réclamée notamment par Moscou, soutien du régime de Damas. "Les Iraniens ne sont pas favorables à ce qu'on trouve une solution, ils sont contre la paix", a répété M. Fabius.
L'Iran est avec la Russie l'autre grand soutien du régime syrien.
Une réunion préparatoire en vue de la Conférence sur la Syrie doit se tenir le 5 juin à Genève, entre des représentants des Etats-Unis, de la Russie et de l'ONU.


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