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Liban

Ce que Sleiman veut...

Le cas Michel Sleiman concernant la prorogation du mandat de la Chambre est assez particulier. L’homme et le chef de l’État pensent probablement la même chose : ils sont contre les extensions de mandat(s), mais cela n’influera pas sur la décision présidentielle. M. Sleiman présentera contre cette loi, une fois votée, un recours en invalidation auprès du Conseil constitutionnel. Officiellement, c’est pour « s’assurer de sa constitutionnalité ».
Il faut dire qu’avec Michel Sleiman, « c’est une question de principes », puisqu’il se pose encore plus volontiers que nécessaire en « garant » de la Constitution. « Il est conséquent avec lui-même », résume une source proche du palais de Baabda. Ce qui a chiffonné M. Sleiman au début, c’est les remarques des diplomates, qui l’assuraient comprendre une extension de 3, 4, voire 6 mois, mais pas plus – une idée totalement partagée par le président. Mais là, il y a consensus : 110 députés sur 128 veulent cette prorogation et sont conscients de sa nécessité. Même Michel Aoun, qui s’y oppose avec sa grandiloquence habituelle juste par surenchère chrétienne. D’autant plus que tout le monde craint la loi de 1960 et tout le monde attend de voir dans quel sens va pencher le destin de la Syrie...
En un mot comme en cent, cette prorogation, tout le monde sait qu’elle est devenue urgente, à commencer par le toujours très balancé, pondéré et prudent Michel Sleiman.

Z. M.
Le cas Michel Sleiman concernant la prorogation du mandat de la Chambre est assez particulier. L’homme et le chef de l’État pensent probablement la même chose : ils sont contre les extensions de mandat(s), mais cela n’influera pas sur la décision présidentielle. M. Sleiman présentera contre cette loi, une fois votée, un recours en invalidation auprès du Conseil constitutionnel. Officiellement, c’est pour « s’assurer de sa constitutionnalité ». Il faut dire qu’avec Michel Sleiman, « c’est une question de principes », puisqu’il se pose encore plus volontiers que nécessaire en « garant » de la Constitution. « Il est conséquent avec lui-même », résume une source proche du palais de Baabda. Ce qui a chiffonné M. Sleiman au début, c’est les remarques des diplomates, qui l’assuraient comprendre...
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