- Akram Chehayyeb, député PSP de Aley : « Il y a un désaccord sur les modalités de la prorogation, mais les contacts intensifs qui ont été menés au cours des dernières quarante-huit heures et qui se poursuivent aujourd’hui (hier) nous conduiront vers une prorogation de moyen terme. »
- Farid el-Khazen, député du Kesrouan et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Devant le fait accompli et la non-tenue d’une séance de la Chambre pour procéder au vote et départager les propositions de loi électorales, nous confirmons que nous allons nous lancer dans les élections sur la base de la loi de 1960. Nous sommes hostiles à cette loi, mais nous refusons et le vide et la prorogation. »
- Samir el-Jisr, député de Tripoli et membre du bloc du Futur : « Jusqu’ici, je ne pense pas que nous allons vers une prorogation. Au sein du bloc du Futur, nous y sommes opposés. Tout ce que nous pouvons accepter, c’est une prorogation technique pour quelques mois. Nous partons du principe que l’alternance du pouvoir est plus importante que tout le reste et qu’en stoppant ce processus, on dynamite tout le système démocratique. »
- Ali Fayad, député de Marjeyoun (Hezbollah) : « Jusqu’à présent, il n’y a pas d’accord définitif sur les élections. Nous sommes toujours face à deux options, soit le déroulement du scrutin à la date prévue ou avec une prorogation de quelques semaines, ou bien une prorogation à plus long terme. »
- Élie Keyrouz, député FL de Bécharré : « Comment le CPL peut-il prôner le respect de la parité (islamo-chrétienne) et soutenir en même temps le projet de loi électorale du gouvernement et, à présent, la loi de 1960 ? (...) Le recouvrement des droits des chrétiens ne saurait se résumer en un slogan populiste. Cela n’aurait aucun sens si le prix à payer est un retournement contre l’entité libanaise. Contraindre les chrétiens à choisir entre la menace du Hezbollah et celle du Front al-Nosra, c’est les opprimer encore davantage. (...) Le général Michel Aoun s’oppose à la prorogation (de la législature) parce qu’il ne veut pas que les mandats du président de la République et du commandant en chef de l’armée soient prorogés. »
- Issam Araji, député de Zahlé et membre du bloc du Futur : « Le bloc réclame toujours une prorogation à caractère technique de la législature après un accord sur une nouvelle loi électorale. Mais attendons voir où mèneront les tractations en cours. Le chef du PSP, Walid Joumblatt, tente de rapprocher les points de vue entre toutes les parties. »
- Atef Majdalani, député de Beyrouth III (bloc du Futur) : « Le président de la République, Michel Sleiman, nous a fait part de son engagement à faire en sorte que les élections se déroulent dans les délais prévus et que les échéances constitutionnelles soient respectées. Il nous a dit qu’il présenterait un recours en invalidation contre toute prorogation de la législature, sauf sur une base technique et à durée limitée. »
- Cheikh Nabil Qaouq, vice-président du conseil exécutif du Hezbollah : « L’absence d’accord sur une loi électorale et le retard dans la formation du gouvernement sont dus au fait qu’au Liban même, il existe des parties qui misent toujours sur la chute du régime en Syrie et sur un changement des équations (régionales). Et puis, (ces parties) sont parfaitement conscientes du fait que les listes du Hezbollah et du mouvement Amal seraient victorieuses quelle que soit la loi électorale. »
- Alain Aoun, député de Baabda et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Le bloc était le plus déterminé à faire sauter la loi de 1960. Nous étions les seuls à avoir présenté des alternatives à cette loi. Nous devons donc aller à la Chambre pour voter les propositions soumises, parce que cela servirait la démocratie. C’est la seule issue. Nous accepterons n’importe quel projet qui obtient la majorité des voix, même si nous y sommes hostiles, car la tenue des élections est plus importante que leur non-tenue. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
La prorogation de la législature sur une base technique. Ca ressemble à s'y méprendre à un gouvernement de technocrates qui n'a pas encore vu le jour, en bref ça ne veut rien dire du tout, mais ils ne se sont pas tus!
16 h 25, le 28 mai 2013