Cent, comme le pourcentage d’adresse de Chris Andersen depuis le début de la série ! Le « Birdman » a en effet rentré l’intégralité de ses 13 tirs contre Indiana (7/7, 2/2 et 4/4). Son pourcentage en play-offs : 85,4 % (35/41) ! Brent Smith/Reuters
Leur défense de fer et leur taille avaient mis leurs adversaires en difficulté. Sauf qu’il n’y a pas eu de suspense bien longtemps lors du dernier match... Le Heat a en effet repris l’avantage du terrain qu’il avait perdu deux jours auparavant en l’emportant nettement et facilement à la Bankers Life Fieldhouse (96-114).
Si certains ont imaginé que Paul George pouvait défendre efficacement sur LeBron James, ils en ont été pour leurs frais. Le MIP, par ailleurs auteur de 13 pts (3/10) et 8 rebonds, n’a rien pu faire pour arrêter le quadruple MVP, repositionné près du cercle par Erik Spoelstra dans ce match. James a terminé avec 22 points à 8 sur 17, 4 rebonds et 3 passes, sans aucune perte de balle.
Cet ajustement a complètement déséquilibré les Pacers, qui ont pris la bagatelle de 52 points dans la raquette (contre 36 marqués dans celle du Heat) malgré les gros chiffres compilés par David West (21 pts, 10 rbs) et Roy Hibbert (20 pts, 17 rbs). L’autre différence notable avec les premiers matches de la série, c’est que tout le monde ou presque a apporté sa pierre à l’édifice côté floridien.
Dwyane Wade a fini avec 18 points et 8 passes, 17 points (8/9) et 7 rebonds pour Udonis Haslem, 15 points pour Chris Bosh, 14 signés Mario Chalmers, 9 de Chris Anderson, qui n’a toujours pas manqué un tir dans la série...
Pas de suspense
Toujours est-il que les deux équipes commençaient la rencontre tambour battant. Un premier quart-temps placé sous le signe de l’offensive et au terme duquel Miami avait 4 points d’avance (30-34).
Mais les Pacers, habitués à gagner grâce à leur défense, n’allaient pas pouvoir tenir ce rythme bien longtemps... Les champions sortants inscrivaient 8 des 10 premiers points du deuxième quart pour creuser un premier écart à deux chiffres (32-42). Indiana revenait à -7 (45-52), mais LBJ et consorts repartaient de plus belle pour terminer la première période avec 70 points et +14 au tableau d’affichage (56-70 MT).
George Hill et ses partenaires revenaient une nouvelle fois à -7 (66-74), mais jamais plus près... Miami comptait 15 longueurs d’avance à la fin du troisième quart (76-91) et bientôt 21 en début de quatrième, sur l’un des deux tirs primés de Ray Allen (78-99). Assez pour tuer le suspense (96-114, score final).
Ce n’est que la seconde fois cette saison (en 48 matches) qu’Indiana s’incline de plus de dix points dans sa salle.
Le Game 4 se jouera demain, toujours dans l’Indiana. Le vainqueur de cette série rencontrera San Antonio ou Memphis en finale NBA, à partir du 6 juin. San Antonio mène 3 à 0 en finale de Conférence Ouest.

