Le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, lors de l’inauguration d’une série d’ateliers de travail organisés par l’Association américaine des géologues pétroliers. Photo Dalati et Nohra
« Ce qui représente 15 100 kilomètres carrés environ », a-t-il ajouté. De fait, « tout porte à croire que les gisements d’hydrocarbures ne sont pas circonscrits à une seule zone », mais sont répartis sur l’ensemble de la zone économique exclusive (ZEE) maritime libanaise, « au Nord, au centre, au Sud, en eaux profondes ou peu profondes », a-t-il précisé.
Une série d’ateliers de travail portant sur les défis de l’exploitation off-shore des hydrocarbures en eaux profondes, dans la zone composée du bassin du Levant et de l’est de la Méditerranée, ont été inaugurés hier à l’hôtel Mövenpick, à Beyrouth, en présence du ministre Bassil.
Ils sont organisés par l’Association américaine des géologues pétroliers (en anglais American Association of Petroleum Geologists ou AAPG).
De nombreux experts libanais et étrangers, des représentants du secteur privé (dont des multinationales pétrolières) et de l’Autorité de régulation du dossier pétrolier se sont rendus à ces sessions, qui prendront fin demain. Plusieurs dossiers ont été examinés, dont la géologie régionale et structurelle du bassin levantin et son historique.
Rappelons que depuis une dizaine d’années, l’intérêt du gouvernement libanais et des compagnies étrangères pour les ressources en hydrocarbures offshore, potentiellement sources de revenus colossaux, va croissant. Les fonds marins libanais abriteraient en effet quelque 3 454 milliards de mètres cubes de gaz et 1,7 milliard de barils de pétrole, selon une étude américaine de l’US Geological Survey.
Des découvertes offshore situées au cœur du bassin méditerranéen (Noa, Mari-B, Tamar, Dalit, Leviathan et Aphrodite-A) ont confirmé la présence d’accumulations de gaz remontant aux époques du Miocène inférieur et de l’Oligocène. Quelque 52 compagnies de 25 pays (dont les géants américains Chevron et Exxon) ont présenté en mars des demandes de participation à la phase de préqualification de l’exploration pétrolière et gazière dans les eaux territoriales libanaises. Les premières autorisations de prospection ont été remises le mois dernier.
Cette première mesure historique permettra au Liban, après la phase de l’appel d’offres qui se prolongera six mois, de finaliser les contrats durant le premier trimestre de 2014, les opérations de prospection devant commencer l’année suivante ou au cours du dernier trimestre de 2014.


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