La simplicité et l’authenticité de la production de Zaatari transcendent le contexte géographique dont il est issu et éclairent d’une lumière nouvelle la manière de considérer les promesses et la valeur de la vie au-delà des politiques et des identités, des actions gouvernementales et d’une prévisible documentation de la guerre.
«Nous sommes enthousiastes à l’idée de faire partie de cette grande agrégation de l’art mondial avec le travail unique d’Akram Zaatari», a déclaré la présidente d’Apeal, Rita Nammour. « Son exploration passionnante d’un événement traumatique dont il a été témoin, entouré de rumeurs infondées, a engendré une exploration profonde de ce qui sous-tend la liberté de penser des individus. Nous sommes impatients de découvrir la manière dont les spectateurs vont accueillir et interpréter son travail », a-t-elle ajouté.
Pour un enfant, la vie commence par des promenades dans un jardin, la caresse d’une mère, des avions de papier plié avec ferveur et un ciel bleu. L’horizon d’un pays natal, la familiarité d’une école et l’imagination d’un adolescent deviennent les cadres de référence d’une pulsion vers l’avenir. La prise de conscience que tout mal peut être transcendé par un choix individuel est la ligne directrice de ce travail de réhabilitation et du traitement philosophique de la pensée humaine par Akram Zaatari.
Sam Baradwil et Till Fellrath, fondateurs d’Art Reoriented, sont les commissaires de cette exposition. C’est à eux que l’on doit le choix d’Akram Zaatari pour la représentation du Liban à la Biennale de Venise. Apeal, association à but non lucratif, s’est engagée pour sa part à organiser la création d’un pavillon libanais, le second dans l’histoire de la biennale. Elle a été chargée de commissionner ce pavillon sous le patronage du ministère libanais de la Culture.
Les travaux de Zaatari ont été exposés, entre autres, à la Documenta 13 (2012), à la Biennale d’Istanbul (2011), à la Biennale de Venise (2007)... Ses films, photographies et autres documents ont été présentés au Centre Pompidou à Paris, à la Tate Modern de Londres, au Kunstverein et à la Haus der Kunst à Munich, le Magasin à Grenoble, le Musac de Lyon, le Muac de Mexico City, Videobrasil de São Paulo et le MoMa de New York. Ce dernier accueille actuellement, et jusqu’au 23 septembre, une exposition individuelle de l’artiste libanais intitulée « Projects 100 » et donnant à voir deux installations vidéo : Dance to the End of Love (2011) et On Photography, People and Modern Times (2012). Plus de détails à l’adresse :
www.moma.org/interactives/exhibitions/projects/akram-zaatari/


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