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Liban : La nuit dernière à Tripoli était la pire depuis la guerre civile (ministre)

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a dénoncé jeudi le "silence" du gouvernement libanais sur les violences meurtrières à Tripoli, dans le nord du Liban. "Les Tripolitains se demandent si leur ville se situe au Liban ou si elle est une île isolée délaissée à son destin", a-t-il dit à la Voix du Liban. "La nuit dernière à Tripoli était la pire depuis la guerre civile libanaise (1975-1990)", a-t-il assuré, tout en soulignant la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat dans la grande ville du nord.

 

Au moins six personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi à Tripoli lors de violents combats entre partisans et opposants du régime syrien, a affirmé jeudi à l'AFP une source au sein des services de sécurité libanais. "Les accrochages et les obus ont atteint plusieurs quartiers de la ville, y compris au centre", a souligné cette source.

 

Depuis le début de la révolte contre le président syrien Bachar el-Assad, des combats meurtriers opposent régulièrement à Tripoli les habitants du quartier sunnite de Bab el-Tebbaneh, favorables aux rebelles syriens, à ceux du secteur alaouite de Jabal Mohsen, qui défendent le régime de Damas.

 

Mais depuis dimanche, des bombardements et des tirs d'obus touchent d'autres quartiers de cette ville, majoritairement sunnite. Dix-sept personnes, dont deux soldats, ont été tuées et près de 150 autres blessées au total en quatre jours.

 

"Depuis dimanche, des quartiers de Tripoli, épargnés depuis 1985, ont été soumis à des bombardements. Cette guerre est la continuation de celle de 1985 que la Syrie a menée contre nous", a affirmé Amine al-Qabbout, le moukhtar (agent de l'état civil) du quartier sunnite de Qobbé.

 

En 1985, de très violents combats avaient opposé des sunnites de Tripoli à l'armée syrienne qui avait bombardé la ville pendant plusieurs jours.

"L'outil politique qui mène la guerre est le même, c'est le Parti arabe démocratique (PAD)", pro-syrien, a-t-il dit.

Le PAD accuse en revanche les sunnites d'avoir déclenché les combats.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Fayçal Karamé, a dénoncé jeudi le "silence" du gouvernement libanais sur les violences meurtrières à Tripoli, dans le nord du Liban. "Les Tripolitains se demandent si leur ville se situe au Liban ou si elle est une île isolée délaissée à son destin", a-t-il dit à la Voix du Liban. "La nuit dernière à Tripoli était la pire depuis la guerre civile libanaise (1975-1990)", a-t-il assuré, tout en soulignant la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat dans la grande ville du nord.
 
Au moins six personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi à Tripoli lors de violents combats entre partisans et opposants du régime syrien, a affirmé jeudi à l'AFP une source au sein des services de sécurité libanais. "Les accrochages et les obus ont atteint plusieurs...