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Agenda - Hommage À Raymond Raphaël

Le grand absent du centenaire

Sélim CATAFAGO


L’année 2013 célèbre le centenaire de la faculté d’ingénieurs de l’Université Saint-Joseph, plus connue sous le nom d’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB). Cet événement exceptionnel qui marque la vie et l’histoire d’une institution est l’occasion unique pour honorer et pour remercier tous ceux qui ont contribué à l’édification, au maintien et au développement de ce centre prestigieux dédié à la formation humaine, scientifique et technique des ingénieurs libanais, voire, à une certaine période, des ingénieurs de la région.
Toutefois, malgré tout éclat que pourrait revêtir ce jubilé, il y manquerait toujours une dimension, que seul Raymond Raphaël aurait pu apporter. Il s’agit de l’amour qui conduit au dépassement, à la perfection et à la recherche de l’excellence qui accorderait leur vraie dimension à toutes les dimensions.
Durant 50 ans de sa vie, il a voué une passion sans limites à cette école, à ses anciens et à tout ce qui pouvait toucher de près ou de loin à l’ESIB. En même temps, il a su transmettre ce sentiment à tous ceux qui l’ont connu.
Tel un artiste aux doigts magiques et à l’imagination débordante, il a réussi à transformer chacun des événements qui ont ponctué la marche de l’ESIB en des occasions de rassemblement, de solidarité et de prestige.
Tel un chevalier preux, il n’a jamais craint les difficultés ni les obstacles. Il les a toujours affrontés pour défendre son école contre tous les dangers en lui assurant l’immunité nécessaire et en la rendant toujours plus respectée.
Tel un ami fidèle, il était particulièrement présent aux heures les plus difficiles que l’ESIB a connues, mais aussi au moment des réussites et des réalisations.
Tel un sage prêt à prodiguer ses conseils et sa philosophie de la vie, il arrivait à relativiser les circonstances pénibles, à réconforter et à montrer les chemins possibles qui mènent à la réussite.
Tel un homme qui résume en lui les qualités de l’homme, il se distinguait par sa présence, son savoir-faire, sa disponibilité et son dévouement. Mon cher Raymond, vous nous manquez aujourd’hui plus que jamais. Vos empreintes sont partout dans ce que nous vivons, dans ce que nous observons, et dans ce que nous programmons et organisons. Vous faites bien partie de nos cœurs et pensées, et c’est pourquoi vous êtes le grand absent des célébrations du centenaire de l’ESIB.

Sélim CATAFAGO
L’année 2013 célèbre le centenaire de la faculté d’ingénieurs de l’Université Saint-Joseph, plus connue sous le nom d’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB). Cet événement exceptionnel qui marque la vie et l’histoire d’une institution est l’occasion unique pour honorer et pour remercier tous ceux qui ont contribué à l’édification, au maintien et au développement de ce centre prestigieux dédié à la formation humaine, scientifique et technique des ingénieurs libanais, voire, à une certaine période, des ingénieurs de la région. Toutefois, malgré tout éclat que pourrait revêtir ce jubilé, il y manquerait toujours une dimension, que seul Raymond Raphaël aurait pu apporter. Il s’agit de l’amour qui conduit au dépassement, à la perfection et à la recherche de l’excellence qui...