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Cinema- - Entre Parenthèses

Loanna, Zahia, Nabilla et les autres

Autrefois sur la Croisette, les gentilles midinettes aux atouts plus que suggestifs s’étalaient sur la plage et faisaient leur petit show, espérant être repêchées par un quelconque réalisateur qui leur donnerait le rôle de leur vie. Les moyens étaient alors simples et rudimentaires. Il suffisait d’une petite pose énamourée souvent à la BB pour être remarquée par un photographe.
Actuellement, plus besoin de s’acheter un billet d’avion destination la Croisette pour devenir une star ni même une starlette. Il suffit d’une piscine, d’une chambre d’hôtel ou simplement d’un studio de TV pour être propulsée parmi les stars. Les téléréalités, les cachets de footballeurs et tout ce système un peu pourri ont faussé la donne. Plus de naïveté au tableau, ni même des ambitions futures. Il ne s’agit plus que de sous, de flous, de blé, d’oseille...
La femme se vend, s’achète tel un produit de consommation qui aurait même sa date d’extinction (à voir Loanna à présent et à en pleurer). Même l’émission « Le Grand Journal » a consacré une rubrique à ces « Débiles à Cannes ».
« Mais allô quoi ? » La phrase tellement stupide lancée par la belle Nabilla à l’antenne est devenue proverbiale. Pour dire combien cela vole bas (même les anges ! ).
Cela n’est donc pas étonnant de voir qu’il y a autant de films cette année qui dressent le portrait de ces « young adults » capables de tout. Ces adolescentes inconscientes et irresponsables, sans moralité aucune, deviendront ces jeunes femmes prêtes à tout pour être à « la une ». Si Charles Aznavour se voyait déjà au haut de l’affiche, c’est bien pour son talent et non pour son immoralité déclarée.
En témoigne ainsi cette 66e édition qui a proposé jusqu’à présent Jeune et jolie de François Ozon (en compétition) où une lycéenne de 17 ans (Marine Vacth) des beaux quartiers se prostitue pour le plaisir. Ses clients ? Elle les recrute sur son site Internet. Mais aussi The Bling Ring de Sofia Coppola (Un Certain regard), inspiré de faits réels où des jeunes s’introduisent chez leurs stars préférées et cambriolent leurs maisons pour enfin immortaliser cet « event » sur Facebook. Belle vision d’héroïsme ! Enfin, la Semaine de la critique n’est pas en reste puisqu’elle propose Suzanne, dans lequel une Sarah Forestier, totalement irresponsable, est en cloque à 17 ans pour finir par abandonner son enfant et tomber dans les bras d’un voyou. « Ces ados sont les produits de notre culture moderne et de ce qu’elle fait ressortir en eux », estime Sofia Coppola (Le Figaro.fr).
Attention, danger !
Autrefois sur la Croisette, les gentilles midinettes aux atouts plus que suggestifs s’étalaient sur la plage et faisaient leur petit show, espérant être repêchées par un quelconque réalisateur qui leur donnerait le rôle de leur vie. Les moyens étaient alors simples et rudimentaires. Il suffisait d’une petite pose énamourée souvent à la BB pour être remarquée par un photographe. Actuellement, plus besoin de s’acheter un billet d’avion destination la Croisette pour devenir une star ni même une starlette. Il suffit d’une piscine, d’une chambre d’hôtel ou simplement d’un studio de TV pour être propulsée parmi les stars. Les téléréalités, les cachets de footballeurs et tout ce système un peu pourri ont faussé la donne. Plus de naïveté au tableau, ni même des ambitions futures. Il ne s’agit plus que...
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