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Liban

Ils ont dit...

- Marwan Charbel, ministre sortant de l’Intérieur : « Une prorogation de la législature doit être solide. Pour cela, il y a une seule façon de faire, c’est que la prorogation soit votée après un accord sur une loi électorale, que la durée en soit fixée et qu’il soit précisé qu’il s’agit d’une durée nécessaire à la préparation des élections. Autrement, la prorogation pourrait être sujette à invalidation. Voilà pourquoi le ministère de l’Intérieur prépare les élections, afin de ne pas tomber dans le vide. »

- Cheikh Hassan Ezzeddine, responsable des relations arabes au sein du Hezbollah : « Nous sommes en faveur de toute loi électorale qui ferait l’objet d’un consensus entre Libanais. Le Hezbollah tente autant qu’il peut de faciliter les choses. Il a joué un rôle positif dans les efforts visant à rendre possible l’adoption d’une loi panachée (majoritaire-proportionnelle) équilibrée entre toutes les parties. Mais, hélas, toutes les formules ont été rejetées. Nous ne pouvons pas sacrifier les intérêts supérieurs pour certains intérêts factieux. »

- Sethrida Geagea, députée FL de Bécharré : « La non-tenue d’une séance plénière de la Chambre mènerait à deux options : ou le maintien de la loi de 1960 ou la prorogation du mandat de la Chambre. Dans les deux cas, la responsabilité en incomberait aux députés du bloc du Changement et de la Réforme, qui auraient ainsi manqué à leurs promesses d’assurer l’adoption d’une nouvelle loi électorale garantissant la meilleure représentation possible pour les chrétiens. Si la loi de 1960 est maintenue, ils auront ainsi privé les chrétiens des 54 sièges garantis par le projet mixte au lieu des 35 assurés par la loi en vigueur. Et en cas de prorogation, ils auront contrevenu à la volonté populaire et aux règles de la démocratie. »

- Dory Chamoun, chef du PNL et député du Chouf : « La direction du PNL va se réunir (aujourd’hui) lundi pour préparer la mise au point de la liste des candidats du parti aux élections législatives. Mon opinion personnelle, c’est que ce qui se passe dans les réunions de la commission ad hoc est entièrement stérile. »

- Ziad Assouad, député CPL de Jezzine et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « Les prises de position du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, ne sont pas libres. Elles dépendent d’orientations régionales qui ne sont pas conformes aux intérêts des chrétiens, du moins pour ce qui est de la loi électorale. Le conflit (entre FL et CPL) est entre deux lignes politiques opposées, mais nous ne permettrons pas que ce conflit se traduise par la moindre gifle. »

- Yassine Jaber, député de Nabatiyé et membre du bloc du Développement et de la Libération (berryste) : « Cet élan fou en direction du vide nous inquiète et inquiète le peuple libanais. Nous appelons toutes les parties à mettre l’intérêt de la nation au-dessus des intérêts partisans. Il faut un dialogue sérieux et profond. L’occasion est toujours à portée de main. Demain lundi, nous devrons dessiner une feuille de route pour les jours qui viennent. Nous ne pouvons rester dans cet état de chaos politique. »

- Zafer Nasser, secrétaire général du PSP : « Nous avons fait tout ce qu’il était possible de faire au sujet de la loi électorale. Nous avons consenti de grands sacrifices dans le projet panaché, parce que nous voulons la stabilité, la paix civile et le consensus national. Nous n’épargnerons aucun effort dans la discussion de toutes les formules posées sur la table lors de la réunion de demain (de la commission ad hoc), afin d’éviter d’aller vers le vide. »

- Khaled Hdadé, secrétaire général du Parti communiste libanais : « Nous vivons à l’ombre d’un État qui a pris ses distances à l’égard de la réforme politique et s’est montré incapable de mettre au point une nouvelle loi électorale. On nous brandit à présent la menace du vide. Nous avons longtemps vécu dans le vide. Qu’est-ce qui a changé pour notre peuple ? S’il faut à tout prix choisir entre le vide et le renouvellement de leur système, alors nous disons mille fois oui au vide. »
- Marwan Charbel, ministre sortant de l’Intérieur : « Une prorogation de la législature doit être solide. Pour cela, il y a une seule façon de faire, c’est que la prorogation soit votée après un accord sur une loi électorale, que la durée en soit fixée et qu’il soit précisé qu’il s’agit d’une durée nécessaire à la préparation des élections. Autrement, la prorogation pourrait être sujette à invalidation. Voilà pourquoi le ministère de l’Intérieur prépare les élections, afin de ne pas tomber dans le vide. »- Cheikh Hassan Ezzeddine, responsable des relations arabes au sein du Hezbollah : « Nous sommes en faveur de toute loi électorale qui ferait l’objet d’un consensus entre Libanais. Le Hezbollah tente autant qu’il peut de faciliter les choses. Il a joué un rôle positif dans les efforts...
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