- Antoine Zahra, député FL de Batroun : « L’attachement du CPL au projet orthodoxe vise uniquement à embellir son image chrétienne, ternie par le fait qu’il s’était entièrement rendu à la volonté du Hezbollah. Mais le Hezbollah ne voulait du projet orthodoxe que de provoquer l’effritement du 14 Mars et empêcher la tenue des élections législatives. »
- Talal Arslane, député de Aley et président du Parti démocrate libanais : « Il faut arrêter de présenter des lois électorales taillées sur mesure. Nous sommes pour le Liban circonscription unique sur la base de la proportionnelle. »
- Ibrahim Kanaan, député du Metn et secrétaire du bloc du Changement et de la Réforme : « L’accord entre le courant du Futur, le PSP et les Forces libanaises a sonné le glas de la parité (islamo-chrétienne), mais la bataille n’est pas finie. La majorité était assurée pour le projet orthodoxe, mais la position des FL a déplacé la majorité du projet orthodoxe à la proposition mixte. Sauf qu’il n’existe pas de consensus sur celle-ci. Il faut dire la vérité aux Libanais et reconnaître qu’il n’existe pas d’entente nationale à ce sujet. »
- Nabil Nicolas, également député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme : « La proposition mixte présentée n’est ni constitutionnelle ni conforme au pacte national. C’est une faute dans la forme et dans le fond et elle ne passera pas. Le projet orthodoxe est égalitaire entre tous les Libanais et il est le plus juste et le plus conforme au pacte national. Pourquoi faudrait-il un compromis à ses dépens ? Nous ne devons pas accepter, en tant que chrétiens, de rester dans le rôle du défouloir. »
- Dory Chamoun, chef du PNL et député du Chouf : « La position du PNL est conforme à celle du 14 Mars pour ce qui est du rejet du projet orthodoxe. Quant à choisir entre la loi de 1960 et la formule mixte proposée, les deux sont à mon avis mauvaises pour le pays. Nous sommes pour la circonscription uninominale non confessionnelle, une Chambre de 99 sièges au maximum sans quota confessionnels et un sénat de 22 chrétiens et 22 musulmans. »
- Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur : « Samir Geagea est l’homme politique le plus limpide du Liban et les FL n’ont besoin de personne pour prendre leur défense. Dès le début, M. Geagea a été clair sur le fait que le projet orthodoxe, tout en assurant aux chrétiens 64 sièges élus par des voix chrétiennes, constitue une menace à l’unité nationale. Si le CPL a vraiment à cœur de défendre les droits des chrétiens, pourquoi ne fait-il pas pression sur ses alliés pour que l’accusé dans la tentative de meurtre du député Boutros Harb soit remis à la justice ? »
-Simon Abiramia, député de Jbeil (bloc aouniste) : « Les chrétiens ont été poignardés encore une fois au cœur de leurs droits et ils l’ont été de l’intérieur de la maison, du fait du retournement des Forces libanaises au sujet du projet orthodoxe. Les FL ont ignoré Bkerké et n’ont même pas consulté les Kataëb, pourtant supposés être leurs alliés. »
- Imad el-Hout, député de la Jamaa islamiya : « L’idée à la base du projet de loi électorale mixte, c’est d’amener tout le monde vers le centre. En agissant comme il l’a fait, Samir Geagea s’est efforcé de préserver l’unité nationale et la coexistence. Certains essaient de faire croire qu’il y avait une unanimité derrière le projet orthodoxe. Je rappelle que la dernière position exprimée par l’Église était de geler le projet orthodoxe et de soutenir les efforts en direction du projet mixte. »
- Joseph Maalouf, député de Zahlé et membre du bloc FL : « Ce qui s’est passé à la Chambre (mercredi) est très positif. C’est un pas en avant pour en finir de la loi de 1960. Mais il faut prendre en considération les réserves de nos partenaires. »
- Fouad Abounader, chef du Front de la liberté : « Je suis atterré de voir que la parité et la bonne représentation chrétienne ont été poignardées par l’un des principaux partenaires chrétiens, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Les FL vont faire perdre aux chrétiens l’occasion historique de corriger le déséquilibre dans la représentation parlementaire chrétienne. Je me prononce à nouveau pour la circonscription uninominale et un redécoupage électoral en 128 circonscriptions. »


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