Dans la « war room », salle d’opérations de l’USS Ponce, les militaires cherchent sur leurs écrans radar les mines qu’ils neutraliseront grâce à des moyens sophistiqués, dont certains sont utilisés pour la première fois. Marwan Naamani/AFP
L’Iran, qui a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz s’il était attaqué ou si ses intérêts vitaux étaient en jeu, y a vu des « actes provocateurs ». L’une des missions des gardiens de la révolution en cas de conflit est de miner ce détroit stratégique par lequel transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial. Mais le commandant de la Ve flotte basée à Bahreïn, le vice-amiral John Miller, et les officiers participant à l’exercice qui se poursuit jusqu’au 30 mai assurent qu’il est « purement défensif » et ne vise pas un pays en particulier.
Au total, 6 500 militaires et 35 navires, dont l’USS Ponce, base avancée flottante pour des opérations spéciales, ainsi que le RFA Cardigan Bay de la Royal Navy, participent aux manœuvres antimines. Pour le commandant américain Peter Arbott, ces exercices « nous fournissent l’occasion de travailler avec nos partenaires internationaux pour faire face à la menace des mines, car les voies de navigation internationales doivent demeurer ouvertes ». Mais il s’agit « d’un exercice de nature purement défensive, qui ne vise pas un pays en particulier », assure l’officier qui commande l’USS Ardent, un dragueur antimines. Outre les exercices antimines, les manœuvres comprennent « la protection des infrastructure maritimes » comme les ports et les plate-formes pétrolières, « ainsi que des opérations de sécurité maritime », explique-t-il.
Dans la « war room », salle d’opération de l’USS Ponce, les militaires cherchent sur leurs écrans radars les mines qu’ils neutraliseront grâce à des moyens sophistiqués, dont certains sont utilisés pour la première fois. S’ils trouvent des mines de contact, qui flottent à la surface de l’eau et explosent au contact d’un objectif, un hélicoptère lâchera des plongeurs chargés de placer des explosifs sur ces mines et de les actionner à distance. Pour les mines à influence, placées sous l’eau pour exploser au passage des bateaux, le navire enverra un drone équipé de caméras qui placera un explosif également actionné à distance. Enfin, les hélicoptères vont lâcher des cisailles qui couperont les câbles retenant les mines à orin, maintenues sous la surface de l’eau.
« La participation française est plus importante cette année qu’au cours des exercices de 2012 », affirme le capitaine de vaisseau Frédéric Benon, soulignant que la marine française est représentée par des bateaux et des scaphandriers. Plusieurs pays arabes participent à l’exercice, dont l’Irak, avec un dragueur de mines, le « Bassorah ».
Téhéran a pour sa part entamé des « exercices de déminage à l’est du détroit d’Ormuz, en mer d’Oman », utilisant notamment un nouveau système de déminage, avait rapporté la semaine dernière l’agence iranienne Fars.
(Source : AFP)

