"Si et quand le parlement jordanien ratifie le traité" bilatéral, signé le 24 avril, Abou Qatada "retournera volontairement en Jordanie", a déclaré Edward Fitzgerald, l'avocat de celui qui a été présenté comme le chef spirituel d'Al-Qaïda en Europe.
Le 24 avril devant la Chambre des Communes, la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May avait annoncé la signature avec la Jordanie d'un traité "d'assistance judiciaire mutuelle".
Le texte "comprend un certain nombre de garanties pour un procès équitable (...). J'estime que ces garanties offriront aux tribunaux l'assurance que lors d'un nouveau procès en Jordanie, Qatada ne sera pas confronté à des preuves qui auraient pu être obtenues sous la torture", avait-elle ajouté.
Le traité, qui doit être ratifié par les parlements britannique et jordanien, vise à répondre aux inquiétudes avancées à plusieurs reprises par la justice britannique pour justifier son refus d'extrader Abou Qatada, résident au Royaume-Uni depuis 1993: elle a estimé jusqu'à présent que des témoignages obtenus sous la torture pourraient être utilisés contre lui s'il était jugé dans son pays.
Amman veut rejuger Abou Qatada dans deux affaires liées à la préparation présumée d'attentats, qui lui ont valu d'être condamné par contumace dans ce pays à la perpétuité assortie de travaux forcés en 1998, et à 15 ans de prison en 2000.
Arrêté une première fois en 2002 au Royaume-Uni, l'islamiste de 52 ans a passé depuis la majeure partie de son temps en prison, sans avoir jamais été inculpé.
L'islamiste, actuellement détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh (sud-est de la capitale britannique), a déposé une demande de remise en liberté qui doit être étudiée le 20 mai par la commission spéciale d'appel pour les affaires d'immigration.


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