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Entretien Kiir-Béchir pour apaiser les tensions après l'attaque à Abyei

Le président sud-soudanais Salva Kiir s'est entretenu avec son homologue soudanais Omar el-Béchir afin d'apaiser les tensions, après la mort samedi d'un chef tribal et d'un Casque bleu à Abyei, région revendiquée à la fois par Juba et Khartoum, a indiqué le ministre sud-soudanais de l'Information.
"Notre président a été en contact direct avec le président Béchir (...) ils ont échangé leurs points de vue sur ce triste événement", a déclaré Barnaba Marial Benjamin à la presse.


Samedi, Kual Deng Majok, le chef des Dinka Ngok - branche des Dinka, tribu à laquelle appartiennent le président Kiir et la majeure partie des hauts responsables politiques et militaires à Juba - a été tué dans une attaque déclenchée par des Misseriya, du nom d'une tribu pastorale arabophone présumée affiliée à Khartoum.
Un Casque bleu éthiopien a été tué, ainsi que plusieurs assaillants misseriya et un dinka proche de Kual Deng Majok. Deux soldats de l'ONU ont été blessés.


Le statut de la région d'Abyei est un point de friction majeur entre les deux Soudans, qui peinent déjà depuis plusieurs mois à régler d'autres différends frontaliers et pétroliers laissés en suspens par "l'Accord de paix global" ayant mis fin en 2005 à plus de 30 ans de guerre civile et débouché en juillet 2011 sur l'indépendance du Soudan du Sud.
Ces différends les ont conduits au printemps 2012 au bord de la guerre.


Un référendum prévu pour janvier 2011 sur l'avenir d'Abyei n'a jamais eu lieu faute d'accord sur le corps électoral. L'armée soudanaise avait envahi la région en mai suivant, poussant plus 100.000 Sud-Soudanais à la fuite.
Les deux Soudans affirment avoir depuis retiré l'ensemble de leurs forces de la région, où 4.000 Casques Bleus éthiopiens de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (Fisnua) sont déployés.


Juba et Khartoum ont tous deux déploré l'attaque de samedi, la plus grave depuis le retrait en mai 2012 des forces soudanaises d'Abyei.
Le Conseil de sécurité de l'ONU l'a, de même, condamnée lundi, "dans les termes les plus fermes".
Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil ont parallèlement dit "apprécier les mesures rapidement prises" par les présidents sud-soudanais et soudanais pour apaiser la tension.
Ils ont en outre demandé à "toutes les parties à Abyei de faire preuve d'un maximum de retenue et de coopérer totalement" avec la Fisnua.


Les relations entre Juba et Khartoum se sont récemment améliorées et des progrès ont été réalisés, notamment dans le domaine pétrolier, mais aucune avancée concrète n'a été enregistrée sur la région d'Abyei.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a exhorté le Soudan et le Soudan du Sud à "éviter toute escalade". L'Union africaine, qui assure une médiation entre ces deux pays, les a appelés à "faire en sorte que la situation actuelle" n'échappe pas à "tout contrôle".
Juba a "demandé à la Fisnua de rechercher les auteurs (de l'attaque) pour les traduire en justice".

Le président sud-soudanais Salva Kiir s'est entretenu avec son homologue soudanais Omar el-Béchir afin d'apaiser les tensions, après la mort samedi d'un chef tribal et d'un Casque bleu à Abyei, région revendiquée à la fois par Juba et Khartoum, a indiqué le ministre sud-soudanais de l'Information."Notre président a été en contact direct avec le président Béchir (...) ils ont échangé leurs points de vue sur ce triste événement", a déclaré Barnaba Marial Benjamin à la presse.
Samedi, Kual Deng Majok, le chef des Dinka Ngok - branche des Dinka, tribu à laquelle appartiennent le président Kiir et la majeure partie des hauts responsables politiques et militaires à Juba - a été tué dans une attaque déclenchée par des Misseriya, du nom d'une tribu pastorale arabophone présumée affiliée à Khartoum.Un Casque bleu...