Selon lui, le bloc de la Fidélité à la résistance pose des conditions inacceptables au niveau du contenu de la déclaration ministérielle, et celui du Courant patriotique libre, au niveau de la répartition des portefeuilles. « Nous sommes toujours à la case départ pour ce qui est de la formation du gouvernement », a-t-il dit.
Le chef de la Rencontre de la modération civique, l’ancien député Misbah el-Ahdab, a appelé lors d’une conférence de presse tenue à Tripoli à accélérer le processus de la formation du gouvernement étant donné la situation sécuritaire difficile dans laquelle se trouve le pays en général, et la ville de Tripoli en particulier, l’état des lieux étant devenu « inacceptable », a-t-il dit.
Pour sa part, le député Alain Aoun a indiqué que l’appellation de « gouvernement non politique » est un concept « irréaliste ». « Dans un système parlementaire, le gouvernement doit refléter la représentation des blocs », a-t-il assuré. Selon lui, le recours à un tel concept vise à écarter ou à faire pression sur certains blocs afin de les dissuader de prendre part à l’exécutif.
Le député Boutros Harb a critiqué à son tour les conditions imposées par certaines parties, notamment le général Michel Aoun, « qui reste attaché à certains portefeuilles, en imposant un système de quotes-parts dans la distribution des ministères », a-t-il dit.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a enfin indiqué, lors du prêche de vendredi, que les responsables politiques sont appelés à trancher et à former un gouvernement d’entente nationale, surtout que le pays a besoin de sagesse, de rationalité et de modération, a-t-il dit.


