Selon la dernière édition des « Perspectives économiques mondiales » du FMI, l’activité économique au Liban aurait augmenté de 1,5 % en termes réels en 2012 contre une prévision précédente de 2 %. De leurs côtés, les prévisions de croissance du FMI pour le Liban en 2014 demeurent à 4 %.
En 2013, le Liban serait ainsi la troisième économie la plus lente parmi 19 pays de la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA) toujours selon le Fonds, avec un taux de croissance similaire à l’Égypte et seulement plus élevé que le Soudan (1,2 %) et le Koweït (1,1 %).
Selon la publication du FMI, les risques demeurent élevés pour les pays importateurs de pétrole, en grande partie en raison de l’environnement politico-sécuritaire régional. « Plusieurs gouvernements de la région sont en effet en situation transitoire et en continuelle instabilité politique, ajoute le FMI, et pourraient encore retarder la mise en place de mesures pour maintenir l’équilibre macroéconomique et aider à la reprise. »
En somme, il existe bien un risque que le conflit syrien engendre davantage de complications pour les pays voisins, comme la Jordanie et le Liban. Les dernières prévisions ont montré que les pays importateurs de pétrole de la région enregistraient une croissance réelle du PIB de 2,7 % en 2013 contre 1,9 % en 2012.
En ce qui concerne les données locales, le Fonds a estimé que le PIB nominal libanais avait augmenté, passant de 39 milliards de dollars en 2011 à 41,3 milliards de dollars en 2012 (contre 41,8 milliards dans l’édition précédente du FMI). Le PIB par habitant a, lui, été estimé à 9 856 dollars en 2011, à 10 311 dollars en 2013 et 11 348 en 2014.
De son côté, le taux d’inflation de 2011 est demeuré inchangé à 4,985 % tandis que ceux de 2012, 2013 et 2014 ont tous trois été revus à la hausse. Pour 2012, le Fonds a estimé un taux à 6,573 % contre une prévision initiale de 6,508 %. En 2013, l’inflation devrait atteindre les 6,659 % et un chiffre de 5,664 % pour 2014.
En 2013, le Liban serait ainsi la 43e économie la plus lente du monde en excluant les pays à récession.
Enfin, il est à noter que l’Iran est la seule économie de la région à avoir connu une contraction de son activité économique, avec une prévision du FMI à -1,3 % pour 2013. Le FMI continue d’exclure la Syrie de ses études en raison du manque de données.

