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Campus - Libre Cours

La compétence culturelle – (ou interculturelle) – à la LAU

Le Dr Sylvia Nassar-McMillan lors de la conférence sur la compétence culturelle le 15 avril à la LAU.

Dans un monde en constante évolution, un monde où les migrations locales et internationales, volontaires ou forcées, sont régulières et fréquentes, prendre en considération la diversité culturelle des patients par les soignants supposés les soutenir n’est pas un luxe. C’est indispensable pour des services de consultation, de soutien et de traitement efficaces. Cette importante observation constitue l’axe autour duquel s’est articulée la conférence donnée par le Dr Sylvia Nassar-McMillian, professeure et coordonnatrice du programme de formation des conseillers à l’Université d’État de Caroline du Nord, à Raleigh, le 15 avril, au campus de Beyrouth de la LAU.
L’audience, composée de psychologues en devenir, d’anciens étudiants, de professeurs, de conseillers scolaires et de membres du personnel, était tout ouïe. « Regardez autour vous. De quelles façons êtes-vous différents les uns des autres ? À quel degré êtes-vous culturellement compétents ? » a demandé la conférencière dont l’expertise auprès des Arabes américains – qui constituent entre trois et cinq millions d’habitants aux États-Unis – l’a amenée à servir de conseillère auprès d’organisations telles que l’Association américaine de psychologie ou l’Institut arabo-américain.
Le Dr Nassar-McMillian, qui a à son actif plusieurs ouvrages et un livre en cours de rédaction sur les soins biopsychosociaux des Américains d’origine arabe et les perspectives sur la culture, le développement et la santé, a énuméré les facteurs culturels à prendre en considération par les conseillers en vue d’assurer un soutien psychologique adéquat à leurs patients, notamment : la situation sociopolitique du patient, l’histoire de sa migration, son ethnicité, son niveau scolaire, son parcours professionnel, sa religion, son sexe, son âge, son état de santé. « Vous ne pouvez pas influencer le développement et l’évolution d’un patient si vous ne connaissez pas son milieu familial », a-t-elle ajouté.

Du côté du public
« C’était un nouveau sujet pour nous. J’ai trouvé cette idée d’intégrer dans les consultations la conscience de soi et de sources externes une conscience globale vraiment intéressante », affirme Nadine Diab, étudiante en psychologie, avant d’ajouter : « Il s’agit, selon le Dr Nassar-McMillian, de considérer les conseillers non seulement comme des observateurs, mais également en tant que défenseurs actifs de leurs patients. »
Ahmad Daouk, lui aussi étudiant en psychologie, admet, de son côté, l’existence d’une « tendance à sous-estimer les effets de la diversité culturelle lorsqu’il s’agit de psychologie ».
Le dernier mot revient au Dr Huda Ayyash-Abdo, professeure associée de psychologie, qui conclut : « J’ai l’intention de poursuivre cette discussion dans mes cours. L’ouverture du thérapeute à des personnes de milieux différents est inestimable, d’autant plus que la situation sociopolitique au Liban est devenue plus polarisée. »
Dans un monde en constante évolution, un monde où les migrations locales et internationales, volontaires ou forcées, sont régulières et fréquentes, prendre en considération la diversité culturelle des patients par les soignants supposés les soutenir n’est pas un luxe. C’est indispensable pour des services de consultation, de soutien et de traitement efficaces. Cette importante observation constitue l’axe autour duquel s’est articulée la conférence donnée par le Dr Sylvia Nassar-McMillian, professeure et coordonnatrice du programme de formation des conseillers à l’Université d’État de Caroline du Nord, à Raleigh, le 15 avril, au campus de Beyrouth de la LAU.L’audience, composée de psychologues en devenir, d’anciens étudiants, de professeurs, de conseillers scolaires et de membres du personnel, était tout...
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