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Pakistan : Musharraf clame son innocence, mais se dit prêt à aller en prison

L'ex-président pakistanais Pervez Musharraf, de retour au pays pour participer aux élections de mai, a affirmé lundi "n'avoir rien fait de mal" lorsqu'il était au pouvoir, mais être "prêt" à purger une peine de prison s'il était reconnu coupable des accusations pesant contre lui.
Le "général Musharraf", qui a dirigé le pays de 1999 à 2008, est mis en cause pour son implication présumée dans les meurtres du chef indépendantiste de la province du Baloutchistan (sud-ouest) Akbar Bugti, en 2006 et de l'ancienne Première ministre Benazir Bhutto en 2007, ainsi que dans le renvoi illégal de juges la même année.


Des avocats pakistanais tentent aussi de convaincre la Cour suprême d'entamer des procédures pour "grande trahison" contre lui pour avoir imposé l'état d'urgence en 2007. Une audience lundi sur cette affaire a d'ailleurs été ajournée à mercredi.
"Mes avocats vont soumettre une réponse (à la Cour) mais dans mon coeur j'ai la conviction de n'avoir rien fait de mal", a déclaré M. Musharraf, lors d'une conférence dans sa résidence hyper-sécurisée en banlieue de la capitale Islamabad.


L'ancien chef d'Etat, menacé de mort par les talibans depuis son retour d'exil à Dubaï, a été confronté à l'opposition nourrie d'avocats qui ont aussi tenté de bloquer sa candidature aux élections législatives du 11 mai, un scrutin clé pour la consolidation de la démocratie dans un pays coutumier des coups d'Etat.


Interrogé pour savoir s'il était prêt à purger une peine de prison en cas de condamnation dans l'une de ces affaires, M. Musharraf a répondu: "si c'est la sentence, alors je suis prêt à y aller", en prison.
Pervez Musharraf est candidat aux législatives nationales à Chitral, petite ville du nord du pays, sous la bannière de l'APML (All Pakistan Muslim League), un parti créé en exil qui prône un redressement de l'économie pakistanaise et un renforcement des capacités de l'armée.


Dans une interview récente à la chaîne américaine CNN, M. Musharraf a reconnu avoir donné le feu vert "à quelques occasions" à des tirs de drones américains, "lorsque les cibles étaient isolées et qu'il n'y avait aucun risque de faire des dommages collatéraux".
L'ex-président, considéré comme un allié clé de Washington dans la foulée des attentats du 11-Septembre, a affirmé lundi être aujourd'hui "totalement en défaveur" de ces tirs. Il s'est aussi dit prêt à des pourparlers avec les talibans pakistanais du TTP, qui multiplient les attentats contre l'armée et les symboles de l'Etat, mais seulement si les autorités sont en "position de force".

L'ex-président pakistanais Pervez Musharraf, de retour au pays pour participer aux élections de mai, a affirmé lundi "n'avoir rien fait de mal" lorsqu'il était au pouvoir, mais être "prêt" à purger une peine de prison s'il était reconnu coupable des accusations pesant contre lui.Le "général Musharraf", qui a dirigé le pays de 1999 à 2008, est mis en cause pour son implication présumée dans les meurtres du chef indépendantiste de la province du Baloutchistan (sud-ouest) Akbar Bugti, en 2006 et de l'ancienne Première ministre Benazir Bhutto en 2007, ainsi que dans le renvoi illégal de juges la même année.
Des avocats pakistanais tentent aussi de convaincre la Cour suprême d'entamer des procédures pour "grande trahison" contre lui pour avoir imposé l'état d'urgence en 2007. Une audience lundi sur cette affaire a...