Au programme près de 100 films en provenance d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte, d’Iran, de Grèce, de France et du Liban, qui est mis à l’honneur. C’est aussi 40 invités, plus de 15 lieux de projections, de débats et d’expositions. Avec pour marraine Mme Edmonde Charles-Roux, présidente de l’Académie Goncourt, la cuvée 2013 est dédiée à l’humour et la musique qui se sont avérés des armes de résistance redoutables entre les mains des artistes et des peuples. Très vite, les cinéastes orientaux ont usé de ce procédé d’expression. C’est ce que reflète cette édition 2013 à travers des films teintés d’un brin de musique et d’un zeste d’humour.
Ainsi, dans la sélection officielle, on note la présence libanaise avec deux longs-métrages, Tannoura Maxi de Joe Bou Eid et Taxi Ballad de Daniel Joseph, et des courts-métrages, Derrière moi les Oliviers de Pascale Abou Jamra et Derrière la fenêtre de Nagham Abboud
Par ailleurs, le FIFOG, en collaboration avec l’agence Z Link, met à l’honneur le cinéma libanais. « Ce faisant, le Festival oriental place sous les feux de la rampe un septième art qui cultive plus que jamais la diversité, confie Zahi Haddad (agence Z Link). Ainsi, documentaires, courts et longs-métrages présentent tous les sujets reflétant un pays en pleine mutation. »
« Désincarnée, la guerre, quant à elle, n’est plus actrice, elle est devenue une époque, une toile de fond sur laquelle sont projetés des personnages qui se souviennent avec émotion de leur enfance, de leurs parents, de leur culture. Et le plus frappant, c’est cette jeune génération de réalisateurs talentueux qui déboule sur les écrans avec une étonnante maturité : une technique maîtrisée associée à des sujets captivants, parfois inédits et toujours pleins d’espoir. » Et de poursuivre : « Avec sérieux ou humour, cette sélection 2013 parle plusieurs langues, qu’il s’agisse de la comédie, du drame, de la recherche historique ou d’une démarche plus personnelle. Sans tabous, elle dit tout et pose les bonnes questions à elle-même et à ses contemporains. Pour présenter le Liban ainsi qu’un travail artistique riche de leurs variétés et de leurs différences. »
Les films projetés seront, mis à part les précédents, Le Temps d’une seconde de Lara Saba, Chaque jour est une fête de Dima el-Horr ; des documentaires comme Jasad et la reine des contradictions d’Amanda Homsi-Ottoson et Marcedes de Hady Zaccak, ainsi que des courts-métrages.


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