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Liban

Ils ont dit...

– Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire du Futur : « Nous devons nous entraider et faciliter le processus de formation du gouvernement. Nous ne devons pas faire assumer au cabinet plus qu’il ne serait en mesure de faire. Ne perdons pas cette occasion qui s’est présentée. Faisons tout ce qu’il faut afin de réduire les tensions et assurer la mise en place d’une équipe gouvernementale homogène qui échapperait aux tiraillements entre les protagonistes. De telle sorte, le pays serait en mesure de respirer, les élections pourraient se dérouler, la politique de distanciation (à l’égard de la guerre en Syrie) serait réellement mise en œuvre et l’espoir reviendrait sur les plans économique et social. »
– Ahmad Fatfat, député de Denniyeh et membre du bloc du Futur : « Le processus de formation du gouvernement sera facile s’il y a un accord entre le Premier ministre désigné et le président de la République sur la mise en place d’un cabinet neutre dont la mission serait de superviser les élections législatives. Mais s’il est question d’un gouvernement d’entente ou de salut national, la tâche du Premier ministre désigné sera ardue et il se heurtera à de nombreux obstacles, surtout de la part du général Michel Aoun. »

– Fady Habre, député Kataëb de Aley : « Le camp du 8 Mars devrait faire preuve d’un peu de modestie après ces deux années que le Liban a vécues et les tragédies que son gouvernement a causées. Il faudrait qu’il tire des leçons de la phase écoulée et coopère avec le Premier ministre désigné. »
– Waël Bou Faour, ministre sortant (joumblattiste) des Affaires sociales : « Si, dans la formation du gouvernement, on adopte la même logique qui a prévalu dans le processus de désignation du Premier ministre, nous parviendrons très bientôt à un cabinet regroupant tous les protagonistes. »

– Ibrahim Kanaan, député du Metn et secrétaire du bloc du Changement et de la Réforme : « D’aucuns ont été surpris du fait que nous avons entériné le choix de Tammam Salam pour la présidence du Conseil. Ils ne se rendent pas compte que lorsqu’il s’agit des intérêts de la nation et de l’union nationale, nous, au CPL, ouvrons la voie à une telle occasion, mais nous le faisons dans le cadre de nos options. Vous constaterez dans les prochains jours que nous ne faisons pas de compromis sur les principes et les options pour lesquels nous avons lutté. »

– Alain Aoun, député de Baabda (bloc du Changement et de la Réforme) : « La formation du gouvernement est liée à l’accord sur une loi électorale et la fixation d’une date pour les élections. Si cet accord est conclu rapidement, le gouvernement sera aussi formé rapidement, sinon il y aura des difficultés. »

– Yassine Jaber, député de Nabatiyeh (bloc Berry) : « Le Premier ministre désigné a bien fait de rapprocher la date du début des consultations (en vue de former son gouvernement), car le pays ne supporterait pas une longue période de vide. Comme la désignation du Premier ministre a été rapide, nous souhaitons que la formation du cabinet le soit aussi. »
– Hani Kobeissi, député de Beyrouth II (bloc Berry) : « Le gouvernement doit être un gouvernement d’union nationale. Les propos qui ont été attribués au Premier ministre désigné, à savoir que ce sera un “gouvernement de l’intérêt national”, devront être précisés. C’est sur quoi nous insisterons dans le cadre des consultations. À nos yeux, en cette phase extrêmement délicate, le Liban a urgemment besoin d’un cabinet d’union nationale. »

– Hagop Pakradounian, député du Metn (Tachnag) : « Nous n’avons pas de condition à poser au Premier ministre désigné. La plus importante demande que nous ayons, c’est celle de préserver, en proportion du nombre des ministres, la représentation arménienne au sein du cabinet. »
– Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire du Futur : « Nous devons nous entraider et faciliter le processus de formation du gouvernement. Nous ne devons pas faire assumer au cabinet plus qu’il ne serait en mesure de faire. Ne perdons pas cette occasion qui s’est présentée. Faisons tout ce qu’il faut afin de réduire les tensions et assurer la mise en place d’une équipe gouvernementale homogène qui échapperait aux tiraillements entre les protagonistes. De telle sorte, le pays serait en mesure de respirer, les élections pourraient se dérouler, la politique de distanciation (à l’égard de la guerre en Syrie) serait réellement mise en œuvre et l’espoir reviendrait sur les plans économique et social. » – Ahmad Fatfat, député de Denniyeh et membre du bloc du Futur : « Le processus de formation du...
commentaires (3)

Un gouvernement d’intérêt national est celui formé par des membres du 14 Mars. Il le sera seulement après les élections.

Pierre Hadjigeorgiou

17 h 12, le 08 avril 2013

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Commentaires (3)

  • Un gouvernement d’intérêt national est celui formé par des membres du 14 Mars. Il le sera seulement après les élections.

    Pierre Hadjigeorgiou

    17 h 12, le 08 avril 2013

  • Lisez la déclaration de l'aide de camp, petit caporal, du généralocaporalissime, et vous comprendrez qu'ils demandent que la makhlouta qui mijote dans la marmite soit à POINT avant de faciliter la ponte de l'agneau ou la mise bas de la poule...

    SAKR LEBNAN

    12 h 36, le 08 avril 2013

  • Il manque un "dit" important aujourd'hui dans cette rubrique "Ils ont dit". Le général Aoun commence maintenant à dire et redire : " Nous, les dix ministres du CPL, nous nous heurtions au blocage de nos décisions (de salut du Liban !) des vingt autres ministres"! Pauvre général et son CPL ! Toujours victime d'une guerre intérieure et mondiale contre lui, qu'il soit en dehors du gouvernement, dans le gouvernement, à droite, à gauche, au centre, au haut, au bas, enfin partout, dans tous les temps et jusqu'à la fin des siècles ! Amen !

    Halim Abou Chacra

    05 h 01, le 08 avril 2013

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