L’opposant russe Alexeï Navalny, l’un des contradicteurs les plus résolus du Kremlin, s’est clairement présenté comme un rival de Vladimir Poutine, actuel président russe. « Je veux devenir président », a déclaré l’avocat et blogueur. « Je veux changer la vie dans le pays, je veux changer le système de gouvernance du pays, je veux faire en sorte que les 140 millions de personnes qui vivent dans ce pays et qui ont du pétrole et du gaz qui sort de terre ne vivent pas dans la misère et l’indigence la plus noire », a-t-il fait valoir. L’opposant, l’un des plus féroces critiques du président, s’exprimait alors qu’il doit être jugé à partir du 17 avril à Kirov, une ville à 900 km à l’est de Moscou, dans un procès où il risque 10 ans de détention pour détournement de fonds, qu’il dénonce comme monté de toutes pièces. Navalny est poursuivi pour avoir, à l’époque où il était conseiller du gouverneur libéral de la région, encouragé une entreprise de bois publique, Kirovles, à conclure un accord avec une société privée, qui s’est soldé par une perte de plus de 16 millions de roubles (400 000 euros) pour la région de Kirov en 2009-2010. Interrogé pour savoir s’il pensait qu’il irait en prison, l’opposant a répondu que tout dépendait du président. « Je n’ai aucun moyen d’entrer dans le cerveau de Poutine. Il prend ses décisions selon un système que lui seul connaît », a-t-il dit. Mais « je n’ai aucun doute sur le fait que le verdict sera “coupable” », a-t-il ajouté. « Parce qu’ (...) ils règlent plusieurs problèmes. En premier lieu, ils me priveront de la possibilité de me présenter aux élections », a-t-il estimé. Il a par ailleurs promis que s’il devenait président, il ferait condamner M. Poutine et ses proches. Orateur efficace, Alexeï Navalny, 36 ans, s’est d’abord fait connaître par ses activités anticorruption. Mais il a surtout émergé sur la scène publique à partir de fin 2011, en devenant l’une des figures de proue du mouvement de contestation sans précédent né après les élections législatives remportées par le parti au pouvoir, Russie unie, dans un scrutin entaché de fraudes, selon l’opposition et de nombreux observateurs. Inédite depuis l’arrivée à la tête de la Russie de Vladimir Poutine, cette vague de protestations a toutefois nettement perdu de sa vigueur aujourd’hui, et l’opposition lutte pour mobiliser encore les gens. (Source : AFP)
L’opposant russe Alexeï Navalny, l’un des contradicteurs les plus résolus du Kremlin, s’est clairement présenté comme un rival de Vladimir Poutine, actuel président russe. « Je veux devenir président », a déclaré l’avocat et blogueur. « Je veux changer la vie dans le pays, je veux changer le système de gouvernance du pays, je veux faire en sorte que les 140 millions de personnes qui vivent dans ce pays et qui ont du pétrole et du gaz qui sort de terre ne vivent pas dans la misère et l’indigence la plus noire », a-t-il fait valoir. L’opposant, l’un des plus féroces critiques du président, s’exprimait alors qu’il doit être jugé à partir du 17 avril à Kirov, une ville à 900 km à l’est de Moscou, dans un procès où il risque 10 ans de détention pour détournement de fonds, qu’il dénonce...
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