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Sport - Football

Les arbitres libanais maintenus en prison à Singapour

Imad Nasr, le vice-consul honoraire du Liban à Singapour, quittant le tribunal où s’est déroulée l’audience préliminaire, hier. Edgar Su/Reuters

Décidément le sport libanais se serait bien passé de ce nouveau scandale qui secoue encore une fois le football local.
Les trois arbitres libanais accusés d’avoir accepté les faveurs sexuelles de prostituées en échange du trucage d’un match qu’ils devaient diriger mercredi à Singapour et incarcérés depuis resteront en prison jusqu’au terme des interrogatoires d’usage qui devraient débuter mercredi, a décidé la justice singapourienne hier.
L’arbitre central Ali Sabbagh, 34 ans, et ses assistants, Ali Eid, 33 ans, et Abdallah Taleb, 37 ans, ont été présentés à la cour après leur arrestation dans la cité-État. Formellement accusés de corruption, ils encourent jusqu’à cinq ans de prison en plus d’une amende de 100 000 dollars, selon la loi anticorruption en vigueur à Singapour.
Le trio devait arbitrer la rencontre entre les Tampines Rovers, champions en titre de Singapour, et les Indiens d’East Bengal en Coupe de l’AFC, une compétition continentale ouverte à certains clubs de la confédération asiatique.
À noter que la justice singapourienne a décrété un avocat d’office, Me Gary Leonard-Lo, pour défendre les intérêts de Sabbagh et Taleb, qui avaient comparu jeudi devant la cour, alors que Ali Eid, victime de problèmes de santé, avait été transporté d’urgence à l’hopital et n’a pu être donc présent au tribunal.
L’avocat aurait présenté une mise en liberté provisoire sous caution des trois coupables présumés, requête toutefois refusée par la cour.
Enfin, selon certains médias locaux, le trio arbitral aurait été soumis auparavant à un interrogatoire préliminaire par-devant le bureau d’investigation des enquêtes anticorruption, interrogatoire au cours duquel Sabbagh aurait demandé la clémence, Eid présenté ses excuses, alors que Taleb a nié avoir bénéficié de faveurs sexuelles de la prostituée, se bornant à lui demander un massage...
D’autre part, Simon Douaihi, membre influent de la Fédération libanaise de football (FLF) a déclaré hier soir à L’Orient-Le Jour que la FLF était très préoccupée par toute cette histoire et qu’elle suit cette affaire de très près. Le premier choc encaissé, la fédération a pris immédiatement contact avec le vice-consul honoraire du Liban à Singapour, Imad Nasr, et un avocat a été chargé de suivre le développement de cette nouvelle affaire qui salit un peu plus le sport libanais. Jihad el-Chohos, secrétaire général de la fédération, nous a précisé que l’audience a été reportée à mercredi prochain.
Le secrétaire général a en outre avoué à L’OLJ son inquiétude mais affirmé qu’il ne pouvait pas se prononcer avant que la vérité ne soit établie. Chohos a souligné par ailleurs que ces trois arbitres qui font partie de la Ligue des arbitres libanais n’ont pas été choisis par la fédération libanaise, mais par la fédération asiatique dans le cadre d’une mission pour diriger ces rencontres. Affaire à suivre...

 

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Décidément le sport libanais se serait bien passé de ce nouveau scandale qui secoue encore une fois le football local.Les trois arbitres libanais accusés d’avoir accepté les faveurs sexuelles de prostituées en échange du trucage d’un match qu’ils devaient diriger mercredi à Singapour et incarcérés depuis resteront en prison jusqu’au terme des interrogatoires d’usage qui devraient débuter mercredi, a décidé la justice singapourienne hier.L’arbitre central Ali Sabbagh, 34 ans, et ses assistants, Ali Eid, 33 ans, et Abdallah Taleb, 37 ans, ont été présentés à la cour après leur arrestation dans la cité-État. Formellement accusés de corruption, ils encourent jusqu’à cinq ans de prison en plus d’une amende de 100 000 dollars, selon la loi anticorruption en vigueur à Singapour.Le trio devait arbitrer la...
commentaires (3)

Ce n'est pas etonnant...

Michele Aoun

16 h 08, le 06 avril 2013

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Commentaires (3)

  • Ce n'est pas etonnant...

    Michele Aoun

    16 h 08, le 06 avril 2013

  • Se VENDRE pour une POUPÉE est une faute qui peut être pardonnée. Mais se VENDRE pour des filles de joie est IMPARDONNABLE ! Ils se sont SALIS et ils ont sali la réputation Libanaise... 7BISSOUHON !

    SAKR LEBNAN

    09 h 59, le 06 avril 2013

  • Quelle honte pour le football et le sport libanais en général, comme dit l'article ! C'est incroyable ! Comme s'il n' y avait pas de prostituées au Liban pour tous les goûts, même celui de ces trois messieurs !

    Halim Abou Chacra

    04 h 25, le 06 avril 2013

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