En réponse au mouvement de protestation, le conseil d’administration de l’ABL a rappelé que la réunion des membres de l’ABL avec les représentants syndicaux et le ministre du Travail en date du 28 mars 2012 avait abouti à un accord préliminaire sur les propositions avancées par le second vice-gouverneur de la BDL Saad Andari. « Nous avons été surpris par les nouvelles demandes des syndicats », ont indiqué les membres de l’ABL en déplorant que ces nouvelles demandes avaient fait retourner le processus d’accord à la case départ. « Les nouvelles revendications posées par les syndicats des employés sont impossibles à satisfaire », ont-ils opiné.
Les membres du conseil d’administration de l’ABL ont en outre rappelé que depuis l’expiration des effets du contrat collectif dans sa version finale, les banques ont continué à remplir leurs devoirs « avec ou sans contrat », ce qui, selon le communiqué de l’ABL, permet aux salariés des banques de bénéficier de revenus parmi les plus élevés des secteurs productifs. « À côté des 16 mois de rémunération salariale dont bénéficient les employés, ces derniers tirent également profit des indemnités de transport, de bourses scolaires et universitaires, d’allocations familiales et d’aides médicales. Cela totalise en moyenne 65 millions de livres annuellement pour chaque salarié », souligne l’ABL.
Parallèlement, le communiqué indique qu’au cours des 5 dernières années, le nombre d’employés de banques a augmenté de 5 000, ce qui permet au total de « faire vivre décemment 23 mille familles », s’est targué le communiqué de l’ABL qui a tenu également à préciser que le secteur bancaire finançait l’économie libanaise et que la stabilité du secteur dépendait d’une entente entre les différents acteurs qui le composent.
« L’ABL tient à réitérer sa volonté de rétablir un dialogue positif avec les syndicats tout en conservant ses positions de départ concernant les contrats collectifs », a conclu le communiqué.

