M. Hassouna s’exprimait lors d’une cérémonie au cours de laquelle 120 stagiaires ont prêté serment pour être admis au sein de l’ordre. Le président de l’ordre a affirmé que le métier devait rester une mission, loin des principes commerciaux qui le dévieraient de ses objectifs premiers et le transformeraient en une activité simplement lucrative.
« La vie des patients est entre les mains du pharmacien plus encore que du médecin, a-t-il dit. L’erreur est fatale à son niveau, et elle est intolérable. Par conséquent, la décision que prend le pharmacien, et sa prescription des médicaments aux patients doivent être corrects à 100 %, sinon les répercussions seraient dramatiques. »
M. Hassouna a abordé le sujet des dispensaires, appelant à ce que leur mission reste purement humanitaire, afin qu’elle complète le travail des pharmaciens sans tenter de le remplacer par la prescription de médicaments aux patients nécessiteux. Il a demandé à ces dispensaires de fonctionner sous la supervision d’un pharmacien, afin d’éviter les erreurs fatales.
Sur le sujet des prix, le président de l’ordre a souligné qu’il fallait respecter les prix fixés périodiquement par le ministère de la Santé pour les médicaments. Il a mis en doute la réalité des rabais sur les médicaments, assurant que le pharmacien n’est pas un commerçant.
En réponse aux questions des stagiaires, M. Hassouna a déconseillé la location des licences, leur préférant le partenariat qui ne représente pas un fardeau pour le pharmacien, contrairement à la première option. Sur la vente de plantes médicinales, il a rappelé que l’ordre n’est pas contre ce qui peut être considéré comme une longue tradition, mais qu’il s’est simplement positionné contre les campagnes de promotion qui accompagnaient leur vente.


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