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Ake Sellström, le Suédois chargé d’enquêter sur les armes chimiques en Syrie

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En 2002, le scientifique avait démenti les accusations de George Bush sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak.

OLJ/Agences
27/03/2013

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a nommé mardi un scientifique suédois, Ake Sellström, à la tête d'une équipe d'experts chargée d'enquêter sur l'emploi éventuel d'armes chimiques en Syrie.

"C'est un scientifique accompli avec une formation solide en matière de désarmement et de sécurité internationale", a déclaré le porte-parole de l'Onu, Martin Nesirky.

 

Ake Sellström a fait partie de l'équipe onusienne qui a participé à la chasse aux armes chimiques et bactériologiques de l'Irak dans les années 1990.

Il était retourné en Irak en 2002 avec une commission d'enquête des Nations unies, qui n'a trouvé aucun élément concluant à l'appui des accusations de George Bush sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak, argument avancé par le président américain pour justifier une intervention militaire l'année suivante.

 

Le Pr Sellström est actuellement chef de projets au Centre européen des hautes études sur la sécurité et la vulnérabilité des sociétés, en particulier les accidents graves impliquant des substances chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosives (CBRNE).

 

Scientifique reconnu, Ake Sellström possède une solide expérience en matière de désarmement et de sécurité internationale. Il a enseigné dans des universités aux États-Unis et a été Directeur de l'Institut de recherche suédois pour la défense et la sécurité (FOI).

 

Peu de détails ont filtré sur sa nouvelle mission en Syrie. Ni le mandat ni la composition de sa mission en Syrie n'ont encore été finalisés, mais elle n'aura pas pour objectif de décider qui a éventuellement utilisé des armes chimiques, a indiqué mardi M. Nesirky. Opposition et gouvernement syriens s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à ces armes en mars dans les régions d'Alep (nord) et de Damas.

 

"C'est une mission technique, pas une enquête criminelle", a souligné le porte-parole de l’ONU. Il s'agira pour les enquêteurs "de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées et non par qui". M. Nesirky n'était pas en mesure de dire quand l'équipe pourra commencer son travail.

 

Selon l'ONU, les recherches "se concentreront dans un premier temps" sur les accusations portées par le gouvernement syrien, qui a été le premier à demander une enquête. La France et le Royaume-Uni ont, de leur côté, demandé à l'ONU d'étudier toutes les accusations, qu'elles viennent de l'opposition ou de Damas.

 

 

La télévision syrienne a accusé des "groupes terroristes" d'avoir utilisé des armes chimiques à Alep.


Les rebelles syriens ont diffusé un communiqué pour démentir les accusations du régime.



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