Une maman... Elle est tellement celle dont toutes les joies et tous les tourments roulent autour de ce petit être que nous fûmes tous. Elle nous a vu grandir. Elle a ressenti l’épouvante de nos maladies, l’inquiétude de nos rentrées tardives : « D’où viens-tu à cette heure, garnement ! Et ces genoux déchirés ? Et ces doigts pleins de boue ? »
Une maman... Elle est celle qui a vibré de nos premiers succès d’enfant, qui a rêvé pour nous des plus grandes choses. Celle surtout qui ne nous a jamais abandonnés. Elle est toute notre jeunesse, le rayon de poésie qui rougeoie aux cîmes de notre vie. Celle dont l’inépuisable amour nous a donné l’image la plus sensible de cet amour toujours penché sur nous et que nous nommons Dieu.
Une maman... Celle qui s’est imposé pour nous des privations insoupçonnées. Et savez-vous que les fessées ou la bastonnade de notre enfance, il fallut qu’elle nous aimât bien pour s’en imposer le devoir ? Nous faire comme naître une seconde fois à cette vie plus haute que nos jeunes défauts risquaient de tuer, cela ne va pas dans le cœur d’une mère sans un intime déchirement.
Une maman... Elle est celle dont nous tenons la vie et tout ce qu’il y a de bien en nous, celle qui nous apprit à joindre les mains pour la prière, qui nous conduisait à l’école, celle qui donna toute sa vie pour nous, celle que nous n’avons jamais nommée d’un autre nom que celui qu’elle avait sur nos lèvres d’enfant et qui reste pour nous le plus beau nom de la terre : « Maman ».
Et pour ces raisons combien de mamans devraient être inscrites au catalogue des saintes dans l’Église et en lettres d’or !
Lorsque l’on a des enfants, même si les cadeaux n’ont aucune valeur matérielle, ils sont les plus beaux du monde. Il y a deux ans, un garçon, qui n’avait pas d’argent de poche, a pris une planche en bois, l’a peinte, en a fait un tableau et l’a emballée pour sa mère. L’an dernier, une maman a reçu un faux bijou de son fils grâce à son argent de poche. C’était une broche en forme de croix, qui l’a beaucoup touchée. On se rend compte depuis longtemps que les mères tiennent aussi beaucoup aux petits cadeaux et aux courts poèmes dignes de petits poètes pour leur si douce maman, le plus beau cadeau que le Ciel ait donné à un enfant.

