S'il y a plus de femmes que d'hommes dans le gouvernement français, "ça ne peut faire que du bien", a estimé mercredi Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, après le mini-remaniement de la veille qui se traduit par la présence désormais de 19 femmes contre 18 hommes.
Dans ce calcul, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'est pas pris en compte. En juin, le nouvel exécutif socialiste de François Hollande, avait été salué, y compris par l'opposition de droite, pour sa composition paritaire (19 hommes, 19 femmes), un fait sans précédent dans la vie politique française.
Le remaniement mardi s'est traduit par le départ d'un ministre homme, Jérôme Cahuzac (Budget), remplacé par Bernard Cazeneuve (Affaires européennes), lui-même remplacé par Thierry Repentin (Formation professionnelle) mais dont les fonctions ont été confiées à Michel Sapin (Travail). Il n'y a donc pas de nouveau ministre nommé.
"Une femme de plus dans le gouvernement, nous sommes en train peut-être de battre un record, pourquoi pas ? C'est une bonne nouvelle et je pense que ça ne peut faire que du bien", a déclaré à l'AFP Mme Benguigui, en marge du Premier forum mondial des femmes francophones qu'elle a organisé à Paris.
"La parité au gouvernement, c'était une première mais j'ai trouvé qu'elle n'était peut-être pas acceptée et surtout pas digérée par les hommes", a poursuivi Mme Benguigui en évoquant ses premières séances de Questions à l'Assemblée nationale, lorsque la ministre de l'Environnement Cécile Duflot avait été sifflée par des députés.
"J'ai été extrêmement choquée en arrivant à l'Assemblée nationale de voir ce machisme archaïque. J'ai trouvé que c'était très insultant à l'égard des femmes", a commenté Mme Benguigui. "Nous avons toutes été gênées de ne pas pouvoir intervenir mais nous n'acceptons pas ces préjugés que nous devons combattre", a-t-elle ajouté.
Le Premier Forum des femmes francophones a réuni 400 femmes de 77 pays francophones sur la défense des droits fondamentaux des femmes. "On ne résiste pas à Yamina Benguigui !", a lancé mercredi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, à l'occasion d'une intervention devant ce forum.
Au terme de leurs travaux, les participantes devaient être reçues en fin d'après-midi à l'Elysée par le président François Hollande.
Dans ce calcul, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'est pas pris en compte. En juin, le nouvel exécutif socialiste de François Hollande, avait été salué, y compris par l'opposition de droite, pour sa composition paritaire (19 hommes, 19 femmes), un fait sans précédent dans la vie politique française.
Le remaniement mardi s'est traduit par le départ d'un ministre homme, Jérôme Cahuzac (Budget), remplacé par Bernard Cazeneuve (Affaires européennes), lui-même remplacé par Thierry Repentin (Formation professionnelle) mais dont...


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