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Santé - Maladies Infectieuses

Grippe A : pas de panique, la virulence du virus n’est pas excessive

Depuis la pandémie de 2009, le virus A(H1N1) est devenu l’une des souches de grippe dominantes dans le monde, supplantant les virus de la grippe saisonnière qui étaient jusqu’alors en circulation. Ce virus n’a pas fait preuve d’une virulence excessive.

Le virus A(H1N1) circule depuis 2009. C’est le nouveau virus de la grippe. Photo tirée du site blogs.sky-radio.fm


Le virus A(H1N1) semble hanter toujours les esprits. Depuis quelques jours, beaucoup de personnes parlent de la « réapparition de cas de H1N1 en ville » et craignent la résurgence d’une nouvelle épidémie. Or il n’y a rien à craindre. Il s’agit, selon les spécialistes, « de cas de grippe ordinaire ». Depuis la pandémie de 2009 en fait, le virus A(H1N1) a supplanté les souches de grippe saisonnière qui dominaient jusqu’alors.
Selon le CDC (Centers for Diseases Control and Prevention) aux États-Unis, 1 616 virus ont été isolés entre octobre 2012 et la première semaine de mars 2013. Seuls 141 de ces virus sont de type H1N1. Quelque 1 012 virus sont de type H3N2 et 463 sont de type d’influenza B.
« Le H1N1 est un virus sans virulence excessive », assure à L’Orient-Le Jour un spécialiste en maladies infectieuses. Il poursuit : « Normalement, il y a toujours eu un virus qui circulait dans le monde. Chaque année, celui-ci subit des modifications pour pouvoir faire face aux défenses immunitaires développées par l’homme. Cela lui permet de se maintenir pour l’hiver suivant. Donc à la fin d’une épidémie de grippe, qui dure en général d’octobre-novembre jusqu’en mars-avril, le virus est légèrement modifié. On parle alors de variation antigénique. »
D’une année à l’autre, plus les gens attrapent le virus, plus ils développent une immunité contre lui, jusqu’au jour où la majorité de la population est protégée. « Sous cette pression immunologique toutefois, le virus change complètement de structure, explique le spécialiste. Les gens sont de nouveau exposés à une nouvelle souche contre laquelle ils n’ont pas de défense. Dans ces cas, l’atteinte est mondiale, puisque personne n’est préparé pour faire face à cette nouvelle souche, sachant que tous les virus n’ont pas la même virulence. Cela a été le cas en 2009 avec le A(H1N1), qui s’est avéré être moins virulent que la grippe saisonnière. »
Et le spécialiste d’affirmer : « Le virus A(H1N1) circule depuis 2009. C’est le virus de la grippe. Il reste plus bénin que de nombreux virus qu’on rencontre d’habitude pour la grippe. »
Il explique en outre que « depuis près de trois décennies, deux virus de type A et un virus de type B circulent en même temps, probablement parce que les gens sont plus immunisés ». « En 2009, H1N1 a dominé les autres virus, souligne-t-il. Aujourd’hui, nous sommes revenus à la période d’endémicité normale au cours de laquelle deux virus de type A apparaissent. Actuellement, il s’agit du virus pandémique H1N1 et du H3N2 qui a regagné en importance. Un virus de type B circule toujours, mais il est très bénin et moins épidémique. Il est toutefois important de noter que le virus H3N2 est légèrement plus virulent que le H1N1, mais il est sensible à deux classes d’antiviraux avec lesquels on peut le traiter. »
Le virus A(H1N1) semble hanter toujours les esprits. Depuis quelques jours, beaucoup de personnes parlent de la « réapparition de cas de H1N1 en ville » et craignent la résurgence d’une nouvelle épidémie. Or il n’y a rien à craindre. Il s’agit, selon les spécialistes, « de cas de grippe ordinaire ». Depuis la pandémie de 2009 en fait, le virus A(H1N1) a supplanté les souches de grippe saisonnière qui dominaient jusqu’alors.Selon le CDC (Centers for Diseases Control and Prevention) aux États-Unis, 1 616 virus ont été isolés entre octobre 2012 et la première semaine de mars 2013. Seuls 141 de ces virus sont de type H1N1. Quelque 1 012 virus sont de type H3N2 et 463 sont de type d’influenza B.« Le H1N1 est un virus sans virulence excessive », assure à L’Orient-Le Jour un spécialiste en maladies...
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