Alors que les relations entre Pékin et Tokyo sont tendues en raison d’une dispute de souveraineté sur un archipel en mer de Chine orientale, l’armée chinoise doit « améliorer ses capacités à remplir ses missions et défendre résolument la souveraineté et la sécurité nationales », a martelé M. Xi.
Durant cette session parlementaire de 12 jours, dans l’imposant grand palais du peuple au cœur de Pékin, Xi Jinping a été choisi pour succéder à Hu Jintao à la présidence de la République populaire, tandis que le numéro deux du Parti communiste chinois, Li Keqiang, a été désigné chef du gouvernement.
Ce dernier, juste après le discours de Xi Jinping, a donné sa première conférence de presse, le rendez-vous annuel de tout Premier ministre chinois, où les questions des journalistes choisis sont triées sur le volet. Ce technocrate de 57 ans s’est tiré de l’exercice avec le sourire, non sans recourir parfois à la langue de bois. Durant une heure et quarante-cinq minutes, il a pour l’essentiel réaffirmé les orientations de son prédécesseur Wen Jiabao, tout en affichant ses options résolument libérales.
« Ce que le marché peut faire, on doit le laisser davantage au marché. Ce que la société peut bien faire, on doit le laisser à la société », et au gouvernement de « s’occuper de ce qui lui revient », a-t-il dit. Il a en outre annoncé pour d’ici à fin 2013 la réforme attendue du très contesté système de « rééducation par le travail », qui permet aux policiers d’enfermer une personne jusqu’à quatre ans sans procès.
Li Keqiang s’est également engagé à une redistribution plus équitable des bénéfices de la croissance et à un combat « sans relâche » contre la corruption, le fléau national à tous les niveaux du parti unique et de l’administration. Il a aussi promis de tailler dans l’immense bureaucratie et de réduire le train de vie de l’État.
(Source : AFP)

