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Liban

Brèves électorales

• Le président de la Chambre, Nabih Berry, souligne, dans un entretien accordé au journal an-Nahar, qu’il « y a encore, d’ici à la fin avril, une possibilité de parvenir à une loi électorale consensuelle ». Après cette date, le Liban entrerait dans « la phase du danger électoral et des méfaits de la prorogation », estime-t-il. M. Berry laisse entendre, d’autre part, qu’il ne pourra pas retarder indéfiniment la convocation de la Chambre à une séance plénière pour voter la proposition dite « orthodoxe ». Tout en plaidant pour un consensus, il dit : « Cela ne signifie pas que nous n’irons pas jusqu’à la séance plénière si tous les horizons se bouchent. »

• L’ancien Premier ministre et chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a insisté sur la nécessité que les législatives se tiennent à la date constitutionnelle prévue. « Beaucoup d’efforts sont déployés afin de rapprocher les différents points de vue », a-t-il dit hier.
Il s’exprimait à l’issue d’une réunion de personnalités et de députés chrétiens indépendants du 14 Mars ainsi que de députés du bloc du Futur, qui se sont retrouvés pour discuter de la loi électorale au bureau de Boutros Harb. Autour de ce dernier et de M. Siniora étaient présents : Marwan Hamadé, Ahmad Fatfat, Fouad el-Saad, Nabil de Freige, Atef Majdalani, Henri Hélou, Dory Chamoun, Antoine Saad, Mohammad Chatah, Camille Ziadé, Michel Mouawad, Élias Atallah et Antoine Haddad. « Nous continuons à travailler pour que le scrutin se tienne à la date prévue, contrairement à l’autre camp qui, clairement, préfère que ce scrutin n’ait pas lieu », a dit M. Harb.

• Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est employé à défendre ses deux options électorales jeudi soir, lors du dîner annuel de sa formation en commémoration du 14 mars 1989 (lancement de la « guerre de Libération »). « Que nul ne prétende que le projet orthodoxe est confessionnel. Le pays est confessionnel dans toutes ses strates. Les députés présentent leur candidature sur une base confessionnelle. Pourquoi ne pouvons-nous pas les élire sur une base similaire ? » s’est-il interrogé. Et d’ajouter : « Mais à supposer que cette loi soit considérée comme réactionnaire, il y en a une autre qui mène à l’unité absolue, c’est la circonscription unique pour tous sur la base de la proportionnelle. Si le projet orthodoxe est rejeté parce qu’il divise les Libanais, pourquoi alors refuser aussi cette dernière formule qui rassemble les Libanais ? »

• Mohammad Kabbani, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, a souligné hier, à l’issue d’un entretien avec le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, que l’intérêt des chrétiens « n’est pas dans le nombre ». C’est pourquoi il faudrait, selon lui, « prendre ses distances à l’égard de toute loi électorale qui favorise le quantitatif pour se préoccuper de ce qui a toujours caractérisé les chrétiens, surtout à l’époque moderne, c’est-à-dire le qualitatif ».

• Le chef du PNL et député du Chouf, Dory Chamoun, a estimé qu’« il vaut mieux des élections législatives sur la base d’une mauvaise loi électorale que pas d’élections du tout ». Pour M. Chamoun, « personne ne veut de la loi de 1960 parce qu’elle est mauvaise pour le Liban ». « Mais si on ne parvient pas à une meilleure loi, je présenterai ma candidature sur la base de cette loi », a-t-il affirmé.

• Fady Karam, député FL du Koura, a affirmé qu’en dépit des contraintes de temps, « il existe toujours une opportunité pour parvenir à une formule consensuelle de loi électorale. C’est à cela que travaillent les Forces libanaises et le 14 Mars ». « Quant au camp adverse, depuis qu’il a constaté que nous nous dirigeons vers un accord, il veut faire en sorte que le scrutin n’ait pas lieu », a-t-il ajouté.
Selon lui, « le Hezbollah est déterminé à prendre le pouvoir au Liban de n’importe quelle façon, les élections législatives étant l’une d’elles ».
• Le président de la Chambre, Nabih Berry, souligne, dans un entretien accordé au journal an-Nahar, qu’il « y a encore, d’ici à la fin avril, une possibilité de parvenir à une loi électorale consensuelle ». Après cette date, le Liban entrerait dans « la phase du danger électoral et des méfaits de la prorogation », estime-t-il. M. Berry laisse entendre, d’autre part, qu’il ne pourra pas retarder indéfiniment la convocation de la Chambre à une séance plénière pour voter la proposition dite « orthodoxe ». Tout en plaidant pour un consensus, il dit : « Cela ne signifie pas que nous n’irons pas jusqu’à la séance plénière si tous les horizons se bouchent. » • L’ancien Premier ministre et chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a insisté sur la nécessité que les législatives...
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