Le président français François Hollande hier à Dijon. Éric Feferberg/AFP
« On juge une politique à ses résultats et je demande à être jugé en fonction de ces résultats, mais pour cela nous devons lever trois blocages qui existent dans notre pays », a ainsi déclaré le président de la République dans un discours à la mairie de Dijon. « Le premier blocage, c’est la lenteur à laquelle trop de monde s’habitue partout. Nous devons aller beaucoup plus vite dans la mise en œuvre de toutes les décisions et cela vaut pour tous les secteurs : l’administration, les banques, les décideurs publics », a-t-il énuméré avant de lancer : « La bataille contre la lenteur, c’est une bataille pour la croissance. »
« Le second blocage, c’est la lourdeur, la lourdeur des procédures », a poursuivi M. Hollande estimant que « nous étions champions en France de la norme, du contrôle ». « Il doit y avoir, sans remettre en cause la qualité du service public et la protection de nos concitoyens, possibilité de réduire, d’alléger et de faire en sorte que nous puissions être plus efficaces », a-t-il jugé. « Et c’est pourquoi, je proposerai une loi qui permette par des moyens exceptionnels, prévus d’ailleurs par la Constitution, d’alléger les normes et de raccourcir les délais. »
M. Hollande a évoqué « un troisième blocage, plus psychologique. C’est la torpeur face à la crise qui saisit un certain nombre de nos concitoyens qui pensent
que ça devient trop dur, que c’est trop difficile. Un État fort, c’est un État simple ; un État puissant, c’est un État rapide ; un État efficace, c’est un État qui fait confiance et qui inspire confiance ».
(Source : AFP)

