La saga du prédicateur Abou Qatada a connu ce week-end un énième rebondissement avec le renvoi en prison de l’islamiste, selon le juge qui préside la Commission spéciale des recours concernant l’immigration (SIAC). Arrêté vendredi à son domicile, Qatada, 52 ans, est soupçonné d’avoir enfreint les règles strictes de sa libération conditionnelle, accordée le 13 novembre dernier. D’après le juge, le Jordanien n’a pas respecté l’interdiction d’avoir un téléphone portable allumé quand il est à son domicile ni d’avoir des « équipements informatiques, des CD réinscriptibles ou des clés USB ». Sa déclaration fait suite à des perquisitions menées à son domicile par Scotland Yard ainsi qu’à plusieurs autres adresses à Londres. La mise en libération conditionnelle à la mi-novembre de Qatada, décrit par Londres comme un « individu dangereux » et un temps considéré comme un relais d’el-Qaëda en Europe, avait suscité un vif émoi au Royaume-Uni. Multipliant les recours, le prédicateur, connu pour ses virulents prêches anti-occidentaux, a réussi au fil des ans à échapper à toutes les tentatives pour le renvoyer chez lui. La Jordanie veut rejuger Qatada dans deux affaires liées à la préparation présumée d’attentats, qui lui ont valu d’être condamné par contumace dans ce pays à la perpétuité assortie de travaux forcés en 1998, et à 15 ans de prison en 2000. La Jordanie a affirmé à plusieurs reprises avoir « fourni les garanties nécessaires pour assurer à Qatada un procès équitable ». Mais la SIAC avait estimé cet automne que des témoignages obtenus sous la torture pourraient être utilisés lors de sa comparution dans son pays, empêchant un jugement équitable. (Source : AFP)
La saga du prédicateur Abou Qatada a connu ce week-end un énième rebondissement avec le renvoi en prison de l’islamiste, selon le juge qui préside la Commission spéciale des recours concernant l’immigration (SIAC). Arrêté vendredi à son domicile, Qatada, 52 ans, est soupçonné d’avoir enfreint les règles strictes de sa libération conditionnelle, accordée le 13 novembre dernier. D’après le juge, le Jordanien n’a pas respecté l’interdiction d’avoir un téléphone portable allumé quand il est à son domicile ni d’avoir des « équipements informatiques, des CD réinscriptibles ou des clés USB ». Sa déclaration fait suite à des perquisitions menées à son domicile par Scotland Yard ainsi qu’à plusieurs autres adresses à Londres.La mise en libération conditionnelle à la mi-novembre de Qatada,...
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