Des centaines de partisans du cheikh salafiste Ahmad el-Assir ont manifesté hier devant la mosquée Bilal ben Rabah, à Saïda. Dans un discours qu’il a prononcé devant la foule, cheikh Assir a affirmé que l’un des appartements qu’il soupçonne d’abriter des hommes armés du Hezbollah a été abandonné par ses locataires. « Grâce à Dieu, les autorités ont répondu à l’une de nos demandes », a dit le dignitaire sunnite, affirmant qu’il reste encore un deuxième appartement à proximité de la mosquée qui est toujours occupé par des miliciens du Hezbollah.
« Les habitants de Saïda les détestent parce qu’ils ont transformé les armes de la résistance en des armes de terreur et de meurtre », a dit cheikh Assir à propos du parti chiite.
S’adressant au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le cheikh sunnite a affirmé qu’il ne se « pliera jamais à l’hégémonie iranienne sur le Liban ». « N’est-ce pas Nasrallah qui a désigné (Nagib Mikati) au poste de Premier ministre? a demandé cheikh Assir. N’est-ce pas Nasrallah qui a nommé Adnane Mansour au poste de ministre des Affaires étrangères afin d’exécuter les ordres de l’Iran ? »
Stigmatisant d’autre part la position adoptée par M. Mansour lors de la dernière conférence des ministres arabes des AE, tenue récemment au Caire, le cheikh salafiste s’est élevé à ce sujet contre la réaction du député du Hezbollah Mohammad Raad et du secrétaire général adjoint du parti chiite, cheikh Naïm Kassem, qui ont affirmé que la position de M. Mansour (concernant la nécessité de réintégrer le régime syrien au sein de la Ligue arabe) « représente la politique étrangère du Liban ». « En d’autres termes, a souligné cheikh Assir à ce propos, les responsables du Hezbollah nous disent qu’ils ne tiennent pas compte des réactions officielles (du président Michel Sleiman et du Premier ministre Nagib Mikati) aux propos de M. Mansour et ils nous disent que c’est le Hezbollah qui nous dicte la politique étrangère, que cela nous plaise ou pas. »
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Nous n'aimons pas l'idéologie cachée derrière la barbe de Kassir, mais les vérités cinglantes qu'il crache au turban de Nasrallah sont dignes de respect.
11 h 27, le 11 mars 2013