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Économie - Banques

L’amende liée au blanchiment et les provisions pèsent en 2012 sur HSBC

Le géant bancaire britannique a vu ses profits baisser l’an dernier, mais reste au-dessus du lot grâce à l’Asie.

Le siège de HSBC à la City de Londres. Andrew Cowie/AFP

Plombé par une amende record pour complicité de blanchiment et par les scandales de ventes abusives au Royaume-Uni, le géant bancaire HSBC a vu ses profits baisser l’an dernier mais reste au-dessus du lot grâce à l’Asie, alors que les autres grandes banques britanniques ont fini 2012 dans le rouge.
L’an dernier, la première banque européenne par actifs a accusé une baisse de 16,5 % de son bénéfice net à 14,027 milliards de dollars (environ 10,7 milliards d’euros), a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué.
Ce repli s’explique notamment par l’amende record de 1,9 milliard de dollars que la banque a accepté de payer pour mettre fin à des poursuites aux États-Unis, où elle était accusée de complicité de blanchiment au profit de trafiquants, de terroristes et de l’Iran.
Ses comptes ont en outre été plombés par une charge de 5,2 milliards liée à la valorisation de sa dette et par 1,4 milliard de dollars de provisions destinées à couvrir les indemnisations de clients lésés par les scandales de ventes abusives de produits financiers qui entachent toutes les grandes banques de la City.
Le bénéfice avant impôts a reculé de son côté de 6 % à 20,6 milliards de dollars.
Mais les revenus sous-jacents ont en revanche progressé de 7 % à 63,5 milliards, portés par l’Asie ainsi que par la banque d’investissement et d’entreprise.
À la Bourse de Londres, ces résultats inférieurs aux attentes ont été sanctionnés et HSBC a terminé en baisse de 2,49 % à 710 pence hier, dans un marché en baisse de 0,52 %.
« HSBC a réalisé des progrès significatifs en 2012 malgré un contexte opérationnel difficile caractérisé par une croissance économique atone et des changements du cadre réglementaire », a commenté le directeur général du groupe, Stuart Gulliver, qui considère cette performance « satisfaisante ».
En outre, « grâce aux cessions d’activités non stratégiques, le groupe est désormais plus facile à gérer et à contrôler », a ajouté M. Gulliver, dont la rémunération pour 2012 a légèrement baissé à 7,4 millions de livres contre 8 millions en 2011.
HSBC avait dévoilé en mai 2011 un plan stratégique passant par la suppression de 30 000 emplois dans le monde pour réduire ses coûts et le recentrage sur les activités stratégiques.
Dans ce cadre, la banque a annoncé la cession ou la fermeture de 26 activités et investissements non stratégiques en 2012 et a engrangé 7,5 milliards de dollars de plus-values de cession liées notamment à la vente de sa part dans l’assureur chinois Ping An. Au total, depuis début 2011, HSBC est sortie de 47 activités.
Le groupe a par ailleurs déjà dépassé son objectif d’économies annuelles en parvenant à 3,6 milliards de dollars contre 3,5 milliards attendus en 2013.
Mais il n’a en revanche pas atteint ses objectifs de coefficient d’exploitation (62,8 %) et de rendement des fonds propres (8,4 %), très surveillés par le marché.
Malgré cette baisse de ses résultats, HSBC affiche toujours une très forte rentabilité alors que les autres grandes banques britanniques ayant publié leurs résultats annuels – Barclays, RBS et Lloyds Banking Group – ont fini 2012 dans le rouge.
Et signe de son optimisme et d’un bon début d’année, la banque a annoncé que ses trois premiers dividendes trimestriels de 2013 s’inscriraient en hausse de 11 % à 10 cents. Le dividende total versé au titre de 2012 a, lui, progressé de 10 % à 45 cents.
Malgré « un contexte encore éprouvant », le groupe va en effet continuer à « récolter les fruits du redressement de la croissance économique en Chine continentale » cette année, a assuré M. Gulliver.
(Source : AFP)
Plombé par une amende record pour complicité de blanchiment et par les scandales de ventes abusives au Royaume-Uni, le géant bancaire HSBC a vu ses profits baisser l’an dernier mais reste au-dessus du lot grâce à l’Asie, alors que les autres grandes banques britanniques ont fini 2012 dans le rouge.L’an dernier, la première banque européenne par actifs a accusé une baisse de 16,5 % de son bénéfice net à 14,027 milliards de dollars (environ 10,7 milliards d’euros), a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué.Ce repli s’explique notamment par l’amende record de 1,9 milliard de dollars que la banque a accepté de payer pour mettre fin à des poursuites aux États-Unis, où elle était accusée de complicité de blanchiment au profit de trafiquants, de terroristes et de l’Iran.Ses comptes ont en outre été plombés...
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