Le chef du gouvernement a été reçu samedi par le président Michel Sleiman. Photo Dalati et Nohra
Répondant aux questions de la presse à sa sortie de Aïn el-Tiné, le chef du gouvernement a réaffirmé son engagement de plancher sur les sources de financement de la nouvelle échelle de salaires dans le secteur public, au cours de la première réunion du Conseil des ministres, après le 21 mars. Il a indiqué avoir expliqué au président de la Chambre les moyens envisagés pour financer les nouvelles majorations salariales.
Pour ce qui est du débat autour de la loi électorale, il s’est contenté de répondre par un « oui » orphelin à la question de savoir s’il y a du nouveau depuis que M. Berry a retiré la proposition de loi électorale qu’il avait présentée. Il n’a pas voulu en dire davantage.
Au sujet de la sécurité, M. Mikati a insisté sur l’intransigeance des autorités à ce niveau. « Nous avons bien vu d’ailleurs comment la situation a été gérée au lendemain de la réunion du Conseil supérieur de la défense, qui avait adopté des résolutions très fermes », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Il n’est plus possible de faire preuve d’indulgence. Nous avions donné des délais en pensant que tout peut être réglé dans le calme, mais il est apparu que certains ont envie de provoquer une discorde au Liban, ce qui est absolument hors de question. La sécurité est une ligne rouge. Pour cette raison, l’armée et les forces de sécurité seront aux aguets en permanence. »
Après son entretien avec M. Mikati à Baabda, M. Sleiman a reçu la visite de l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, puis celle de l’ambassadeur d’Iran, Ghadanfar Rokon Abadi, avec qui il a notamment discuté de la situation dans la région et plus particulièrement de la guerre en Syrie.

