Une éminence grise du parti conservateur canadien et ancien conseiller du Premier ministre Stephen Harper s'est retrouvé jeudi au coeur d'une polémique pour avoir minimisé la "pornographie juvénile", jugeant que le simple fait de regarder ce genre de vidéos n'était pas criminel.
Ex-directeur de cabinet de M. Harper, considéré comme l'architecte de la victoire des conservateurs en 2006, M. Flanagan a été rattrapé par des déclarations tenues mercredi devant des étudiants et postées sur YouTube.
Interrogé sur le fait qu'il se soit retrouvé sur la liste d'envois d'une association américaine défendant l'amour entre hommes et garçons, il a expliqué que les "questions de pornographie juvénile" touchaient à "un véritable enjeu de liberté individuelle".
"Nous mettons des gens en prison pour avoir fait quelque chose qui ne cause pas de mal à une autre personne", a déclaré ce professeur de science politique, l'un des fondateurs de l'école de pensée libertarienne dite de Calgary.
Affirmant qu'il n'a jamais visionné de tels contenus, il a souligné n'avoir "vraiment aucune sympathie pour les agresseurs d'enfants".
"Mais j'ai beaucoup de doutes sur la pertinence de mettre des gens en prison en raison de leurs goûts en matière de photos", a-t-il lancé, suscitant la réprobation de son auditoire.
Dès la diffusion de cette vidéo, ces propos ont été sévèrement condamnés.
"Les commentaires de Tom Flanagan au sujet de la pornographie juvénile sont répugnants, méprisants et effarants", a réagi sur Twitter le porte-parole du Premier ministre Harper, Andrew MacDougall.
Dans un communiqué, la télévision publique CBC a pour sa part annoncé qu'elle mettait un terme à sa collaboration avec M. Flanagan, qui intervenait toutes les semaines dans une émission politique.
Ex-directeur de cabinet de M. Harper, considéré comme l'architecte de la victoire des conservateurs en 2006, M. Flanagan a été rattrapé par des déclarations tenues mercredi devant des étudiants et postées sur YouTube.
Interrogé sur le fait qu'il se soit retrouvé sur la liste d'envois d'une association américaine défendant l'amour entre hommes et garçons, il a expliqué que les "questions de pornographie juvénile" touchaient à "un véritable enjeu de liberté individuelle".
"Nous mettons des gens en prison pour avoir fait quelque chose qui...


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