Ils reprochent également à Israël de « saper la confiance entre les parties, mettre en péril les perspectives physiques de création d’un État palestinien viable et contigu et de rendre les compromis nécessaires à la paix plus difficiles à mesure que la population des colonies augmente », relevant que plus de 200 000 Israéliens habitent à Jérusalem-Est. Le rapport pointe en particulier la colonisation sur le flanc sud de Jérusalem qui menace de créer un « tampon effectif entre Jérusalem-Est et Bethléem (Cisjordanie) d’ici à fin 2013 » et le projet E1 qui « diviserait la Cisjordanie en deux parties séparées nord et sud ». « Toute activité de colonisation se produit presque invariablement avec le soutien du gouvernement israélien et de la municipalité de Jérusalem », selon les auteurs, qui précisent que « l’État d’Israël est en mesure d’arrêter toute expansion de la colonisation ».
En conséquence, le rapport recommande aux 27 États membres d’« empêcher les transactions financières, de les décourager et d’informer sur leurs conséquences problématiques, y compris en ce qui concerne les investissements étrangers directs, en faveur des activités, des infrastructures et des services dans les colonies ». Il appelle également à « assurer la stricte application de l’accord d’association Israël-UE, notamment que les produits fabriqués dans les colonies ne bénéficient pas du traitement préférentiel » prévu par cet accord et à s’assurer qu’aucun programme de financement de l’UE ne profite aux colonies.
« La mission d’un diplomate est de jeter des ponts et pas d’encourager la confrontation », a réagi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor. « Ces consuls ont donc échoué dans leur mission diplomatique », a-t-il estimé, en référence aux chefs de mission de l’UE. Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a en revanche salué dans un communiqué « une sonnette d’alarme sur la nature destructrice de la politique d’Israël », disant « espérer que ce rapport sera entériné par Bruxelles et appliqué collectivement et individuellement de manière concrète et tangible ». Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’État auquel ils aspirent.
(Source : AFP)


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron
Des mots en l'air, pour contenter les uns et les autres...
16 h 16, le 28 février 2013