Le chef de l’État en compagnie, samedi, d’une délégation de notables de Ersal.
Selon ces sources, le président Sleiman a affirmé que l’invalidation de la loi « orthodoxe » serait assurée. Pour ce qui est de la prorogation, le résultat ne serait pas garanti à cent pour cent, mais le recours aurait de bonnes chances d’aboutir, surtout au cas où la commission de supervision des élections n’est pas mise en place, car dans ce cas, il apparaîtrait que la Chambre a prorogé son mandat par décision anticipée et non en raison de circonstances contraignantes.
« Tant que je serai président de la République, je n’accepterai pas que les élections se déroulent sur la base du projet dit orthodoxe », a encore dit le chef de l’État selon les mêmes sources.
En outre, et toujours selon le Mostaqbal, qui cite cette fois-ci des participants à la réunion des piliers maronites, à Bkerké, la semaine dernière, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a affirmé devant les présents avoir été notifié de l’existence d’une contestation de grande ampleur chez les chrétiens et chez les musulmans à l’égard du projet « orthodoxe » et qu’en conséquence, il faudrait trouver une alternative assurant une bonne représentation chrétienne sans provoquer de déchirure entre les Libanais.
• Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a annoncé hier, dans une interview à la chaîne al-Jazira, qu’il avait des informations selon lesquelles le président de la Chambre, Nabih Berry, « ne permettrait pas que le projet du Rassemblement orthodoxe soit adopté parce que des composantes essentielles du peuple libanais en sont exclues ».
Pour M. Joumblatt, « Nabih Berry est soucieux de préserver l’entente au Liban ».
• Des sources proches du chef du gouvernement, Nagib Mikati, citées par le journal al-Hayat, ont affirmé que M. Mikati pourrait aller jusqu’à boycotter toute séance plénière de la Chambre qui serait consacrée au vote de la proposition dite « orthodoxe ».
De cette façon, souligne-t-on de mêmes sources, toutes les parties qui représentent la communauté sunnite à la Chambre seraient absentes d’une telle séance, de même que les députés du PSP.
• Dans les milieux du président de la Chambre, Nabih Berry, on affirme à la chaîne al-Manar que ce dernier est soucieux de la poursuite des concertations avec toutes les forces politiques en présence au sujet de la loi électorale et qu’en dépit des conditions maximales des uns et des autres, il ne souhaite de rupture avec personne.
Selon ces milieux, on mise toujours sur la possibilité de parvenir à un consensus sur une formule assurant une bonne représentation chrétienne et susceptible de recueillir l’aval de la majorité des composantes du pays.
• Le chef du PNL, Dory Chamoun, a qualifié dans une déclaration la proposition du Rassemblement orthodoxe de « crime contre le Liban ». « C’est, selon lui, une tromperie qu’exploitent le Hezbollah et ses alliés pour annuler les élections législatives parce qu’ils ont le sentiment d’être affaiblis par les événements de Syrie. »
Si ce projet est adopté, « il ouvrirait la voie à la création de mini-États confessionnels au Liban », a ajouté M. Chamoun.
• Samir Jisr, député de Tripoli et membre du bloc du Futur, a souligné hier devant des cadres de sa formation que « dans le meilleur des cas, le projet dit orthodoxe serait une entrée en matière pour l’instauration du fédéralisme et, dans le pire, un prélude à l’effritement et la partition du Liban au milieu des périls qui guettent la région ».
• Fady Habre, député Kataëb de Aley, a fait valoir, dans une déclaration à la chaîne du Futur, que la correction de la représentation parlementaire était « une revendication nationale et pas seulement de la part des chrétiens ». « Cependant, a ajouté M. Habre, le caractère négatif des lois électorales adoptées depuis l’accord de Taëf était plus fort chez les chrétiens. »
Le député n’en a pas moins accusé le chef du CPL, le général Michel Aoun, de vouloir aider le Hezbollah à « prendre le pouvoir ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef