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Économie - Industrie

BAE Systems prudent face aux incertitudes aux USA et au Royaume-Uni

Le numéro un européen du secteur a enregistré un bénéfice net en baisse de 14 %.

BAE table plus que jamais sur les exportations dans les pays émergents.  Photo AFP

Le groupe de défense britannique BAE Systems, dont le projet de rapprochement avec EADS a échoué l’an dernier, a vu son bénéfice 2012 reculer et reste prudent pour l’avenir, alors que les perspectives demeurent incertaines pour les budgets de défense américain et britannique.
Le numéro un européen du secteur a enregistré un bénéfice net en baisse de 14 % à 1,07 milliard de livres (1,2 milliard d’euros) l’an dernier, avec un recul de 7 % du chiffre d’affaires, et table sur une progression « modeste » de son bénéfice par action sous-jacent en 2013, tandis que ses deux principaux marchés devraient rester sous pression. « Des opportunités de croissance sont identifiées sur certains segments des marchés américain et britannique, mais les perspectives globales dans les deux pays continuent d’être limitées », estime BAE.
Aux États-Unis, un pays qui représente 40 % des ventes du groupe européen, des coupes drastiques dans les dépenses doivent entrer en vigueur début mars si un compromis n’est pas trouvé entre les élus à Washington. Le groupe a ainsi prévenu 3 500 employés américains spécialisés dans la réparation navale qu’ils risquaient de perdre leur emploi, si les négociations budgétaires n’aboutissent pas.
Autre incertitude, le groupe avait prévenu en décembre que ses résultats risquaient de pâtir des retards dans la finalisation d’un important contrat avec l’Arabie saoudite. Ce pays avait signé en 2007 avec le Royaume-Uni un contrat pour l’achat de 72 avions de combat Eurofighter Typhoon auprès de BAE Systems. Mais dans le cadre de ce programme nommé « Salam », les deux parties négocient actuellement une augmentation du prix des 48 appareils qui restent à livrer. Ces discussions sont toujours en cours, indique BAE Systems, qui a reculé d’une place dans le dernier classement des groupes de défense de l’institut suédois Sipri, se classant troisième derrière les américains Lockheed Martin et Boeing.
Dans ces conditions, BAE table plus que jamais sur les exportations dans les pays émergents, après avoir remporté en décembre un important contrat avec le sultanat d’Oman portant sur la fourniture de douze avions de combat Eurofighter Typhoon et huit avions d’entraînement Hawk. Le britannique dit ainsi voir des opportunités pour l’Eurofighter, construit avec EADS et l’italien Finmeccanica, en Malaisie et aux Émirats arabes unis, où il est en concurrence avec le Rafale français.
Le Premier ministre britannique David Cameron vient aussi de se rendre en Inde pour y pousser l’Eurofighter contre le Rafale de Dassault Aviation, qui a pourtant engagé des négociations exclusives avec New Delhi pour un contrat géant portant sur 126 appareils.
Malgré ces perspectives toujours incertaines, l’action BAE Systems était en tête de l’indice FTSE-100 des principales valeurs de la Bourse de Londres hier, les investisseurs saluant l’annonce d’un programme de rachat d’actions d’un maximum d’un milliard de livres sur trois ans et une hausse du dividende. « Le message implicite est fort et positif », a salué Sandy Morris, analyste de Jefferies.
BAE Systems avait mené entre juin et octobre 2012 des discussions avec EADS, la maison mère d’Airbus, en vue d’une fusion. « Mais aucun accord acceptable pour toutes les parties n’a pu être conclu », rappelle BAE. « C’est de l’histoire ancienne », a assuré Ian King, le directeur général, lors d’une conférence d’analystes. Ce plan de rapprochement aurait permis de créer un géant mondial plus puissant que l’américain Boeing, mais le projet a échoué devant les réticences de l’Allemagne, en particulier.
(Source : AFP)
Le groupe de défense britannique BAE Systems, dont le projet de rapprochement avec EADS a échoué l’an dernier, a vu son bénéfice 2012 reculer et reste prudent pour l’avenir, alors que les perspectives demeurent incertaines pour les budgets de défense américain et britannique.Le numéro un européen du secteur a enregistré un bénéfice net en baisse de 14 % à 1,07 milliard de livres (1,2 milliard d’euros) l’an dernier, avec un recul de 7 % du chiffre d’affaires, et table sur une progression « modeste » de son bénéfice par action sous-jacent en 2013, tandis que ses deux principaux marchés devraient rester sous pression. « Des opportunités de croissance sont identifiées sur certains segments des marchés américain et britannique, mais les perspectives globales dans les deux pays continuent d’être...
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